Riz

Riz : Le Gabon a importé 70 200 tonnes en moyenne par an entre 2021 et 2025

Le pays peuplé d’environ 2,5 millions d’habitants, soit 2 fois moins que la ville de Douala au Cameroun, ferme le classement des cinq principaux marchés du riz importé de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) en volume sur la période indiquée.

Sur les cinq principaux marchés du riz importé de la CEEAC, le Gabon est le seul dont la consommation nationale repose presque intégralement sur les achats extérieurs, sans production domestique de volume comparable à celle des autres pays du classement. Avec environ 70 200 tonnes importées en moyenne par an entre 2021 et 2025, le pays occupe la dernière place en tonnage, mais la première en degré de dépendance déclarée.

Le pays dépend des importations pour la quasi-totalité de ses besoins en riz, selon les données officielles publié par Trade Map. Le Gabon ne dispose pas d’une filière rizicole locale suffisamment développée pour peser sur cette équation, contrairement à d’autres marchés de la zone qui, sans être autosuffisants, conservent une production domestique non négligeable.

À l’échelle de la CEEAC, les pays membres ont importé près de 1,66 million de tonnes de riz en moyenne par an entre 2021 et 2025, selon les données compilées sur la plateforme Trade Map. Ce volume place l’Afrique centrale au troisième rang des sous-régions importatrices du continent, derrière l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique de l’Est, les capacités de production locales restant insuffisantes pour couvrir la demande.

Le Cameroun domine ce classement avec près de 760 000 tonnes importées en moyenne par an sur la période, pour une dépendance aux achats extérieurs estimée à plus de 50 % de sa consommation. Viennent ensuite l’Angola et la République démocratique du Congo, avant la République du Congo, qui a importé près de 116 200 tonnes par an en moyenne, avec un taux de dépendance aux importations supérieur à 90 %, comparable à celui de l’Angola.

Le Gabon clôt ce classement en volume absolu, une position qui s’explique avant tout par la taille réduite de sa population plutôt que par une moindre place du riz dans l’alimentation nationale.

Face au poids de ces importations dans plusieurs économies de la CEEAC, les États membres, réunis à Libreville du 16 au 18 juin, ont validé la Stratégie régionale de développement de la riziculture (SRDRAC), destinée à faire du riz un levier de souveraineté alimentaire et d’intégration régionale. Le choix de la capitale gabonaise pour l’adoption de cette feuille de route intervient alors que le pays hôte figure justement parmi les marchés les plus dépendants de la sous-région pour cette denrée.