Gabon : une taxe de 17 241 FCFA désormais appliquée aux passagers des vols internationaux
- Le corporate
- 8 juillet 2026
- Editorial
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Le Gabon instaure de nouvelles redevances aéroportuaires applicables aux passagers et au fret, actant un réajustement fiscal majeur dans son secteur aérien.
Consignées dans les arrêtés n°00000109 et n°00000110 du 10 juin 2026, publiés au Journal Officiel le 19 juin suivant, ces mesures introduisent deux taxes pour les voyageurs et une taxe spécifique pour les marchandises. Pour les passagers des vols internationaux, l’impact financier immédiat se traduit par un coût supplémentaire cumulé de 39 241 Francs CFA par billet, tandis que le fret international est désormais frappé d’une surtaxe de 1 000 FCFA par kilogramme.
Dans le détail, le premier prélèvement concerne la redevance aéroportuaire liée au système de collecte des données API/PNR. Intégrée d’office dans la facture lors de l’émission des billets d’avion pour les vols réguliers ou à la demande, elle est collectée par les compagnies aériennes ou les exploitants d’aéronefs. Son taux est fixé à 30 dollars américains par voyageur, soit environ 17 241 FCFA et s’applique indistinctement à tous les passagers des vols commerciaux internationaux au départ comme à l’arrivée des plateformes aéroportuaires du pays.
La seconde mesure porte sur la redevance de sûreté, exigible au départ de tout aéroport du territoire national où s’exerce un contrôle de sécurité des passagers, du fret ou du courrier. Également prélevée au moment de l’achat du billet ou de l’émission de la Lettre de Transport Aérien, son barème est progressif selon la destination. Pour les passagers, elle s’élève à 6 000 FCFA sur le réseau domestique, 16 000 FCFA pour le réseau régional CEMAC, et culmine à 22 000 FCFA pour l’international. Concernant le transport de marchandises et de services postaux, la redevance de sûreté est fixée à 500 FCFA le kilogramme pour les liaisons intérieures, 700 FCFA pour la zone CEMAC et 1 000 FCFA pour le réseau international.
Par cette réforme tarifaire, Libreville entend mobiliser des ressources domestiques pérennes pour moderniser ses infrastructures de transport, renforcer les systèmes de contrôle d’identité aux frontières et optimiser la sûreté globale de son espace aérien, tout en transférant la charge financière directement sur les usagers et les opérateurs logistiques de la plateforme gabonaise.



