Guinée équatoriale : Ouverture d’une mission de la Banque mondiale pour développer les corridors de la CEMAC
- Le corporate
- 9 juin 2026
- Editorial
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Le gouvernement équato-guinéen a officiellement ouvert les sessions de travail de la mission technique de haut niveau du Groupe de la Banque mondiale. Cette initiative capitale s’articule autour de la stratégie nationale concernant les corridors économiques et commerciaux régionaux de la CEMAC.
La délégation multilatérale séjourne dans le pays avec un objectif précis : mettre en œuvre le Programme d’évaluation sectorielle des infrastructures (InfraSAP). Cette initiative stratégique vise à optimiser la performance des corridors de transport régionaux. L’enjeu est de maximiser leur contribution à une croissance économique durable au sein de la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (CEMAC). Pour la Guinée équatoriale, les retombées attendues sont majeures : la création d’emplois et une connectivité accrue avec les marchés de la sous-région.
Lors de la cérémonie d’ouverture, la ministre déléguée au Trésor et au Patrimoine d’État, agissant en sa qualité de gouverneure du pays auprès de la Banque mondiale, a réaffirmé la détermination de l’Exécutif à consolider la Guinée équatoriale comme l’acteur nerveux et la principale plateforme logistique de la zone. Elle a notamment rappelé que le développement de corridors transfrontaliers – terrestres, maritimes et aériens – constitue une « vocation souveraine portée par les investissements massifs que l’État a réalisés dans des infrastructures de classe mondiale ces dernières décennies ».
Cap sur le numérique et les PPP
Le programme d’évaluation se penchera sur l’analyse des flux logistiques et la modélisation du commerce transfrontalier. Toutefois, le Gouvernement a fermement exhorté les experts de la Banque mondiale à transcender le cadre du simple diagnostic conceptuel pour proposer des solutions financières et opérationnelles concrètes.
Parmi les priorités gouvernementales immédiates figurent : l’institutionnalisation de mécanismes de coordination transfrontaliers agiles ; la modernisation et la numérisation des postes douaniers et des péages ; le déploiement de projets de pointe, à l’instar du programme régional CARDIF et la structuration de partenariats public-privé (PPP) performants pour attirer les investissements directs étrangers (IDE) indispensables à la maintenance des infrastructures.
Cette mission technique s’inscrit dans une période de collaboration extraordinaire entre Malabo et la Banque mondiale. Elle vient directement appuyer l’agenda national axé sur la diversification économique, la compétitivité hors-hydrocarbures et le renforcement du secteur privé. Pour ces sessions de haut niveau, la Ministre déléguée était accompagnée du Secrétaire d’État aux Finances chargé de la planification, ainsi que de plusieurs techniciens de l’administration.



