Transport ferroviaire : Ludovic Megne Ndong prend la présidence du Conseil de Régulation de l’ARTF
- Le corporate
- 9 juin 2026
- Editorial
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Ancien cheminot et ancien membre du gouvernement, Ludovic Megne Ndong a été installé le 5 juin 2026 à la présidence du Conseil de Régulation de l’Autorité de Régulation des Transports Ferroviaires (ARTF) du Gabon, en remplacement de François Banga Eboumi.
Le 5 juin 2026, Ludovic Megne Ndong a été officiellement installé à la présidence du Conseil de Régulation de l’ARTF du Gabon, en remplacement de François Banga Eboumi. La cérémonie de passation de charges s’est tenue au siège de l’institution à Owendo.
L’Autorité de Régulation des Transports Ferroviaires (ARTF) a procédé, le 5 juin 2026, à l’installation officielle de Ludovic Megne Ndong à la présidence de son Conseil de Régulation, au siège de l’institution à Owendo. La cérémonie a été présidée par le ministre de la Réforme et des Relations avec les Institutions, François Ndong Obiang, en présence du Secrétaire exécutif de l’ARTF, Adrien Moukabi.
Elle marque la fin du mandat de François Banga Eboumi, dont la dernière phase à la tête de l’institution avait été marquée par une controverse autour de la signature, le 7 mars 2025, d’un avenant à la Convention de concession du Transgabonais à la SETRAG, que Banga Eboumi lui-même avait qualifié de contraire à deux lois gabonaises et susceptible de porter atteinte à la souveraineté de l’État sur le réseau ferré.
Ancien cheminot et ancien membre du gouvernement, Ludovic Megne Ndong hérite d’une institution aux attributions étendues. Créée en 2010, l’ARTF est une autorité administrative indépendante chargée de réguler l’ensemble du dispositif du réseau ferroviaire national, à travers des missions de conseil, de contrôle et d’arbitrage relatives aux infrastructures du rail. Son périmètre d’action a été élargi par la loi n° 032/2023 du 8 août 2023, qui renforce son rôle dans ses attributions et les obligations réglementaires applicables aux opérateurs.
Parmi les chantiers immédiats du nouveau président figurent la relance des missions de contrôle sur le corridor du Transgabonais et l’évaluation d’équipements stratégiques : le pont-bascule d’Essassa, dans la zone de Nkok, et le scanner à bagages de la gare d’Owendo, dont la mise en service effective reste à confirmer. La convocation prochaine d’un Conseil de Régulation est également annoncée pour arrêter les orientations stratégiques de l’institution.
Ces priorités s’inscrivent dans la continuité des engagements pris par les précédentes équipes dirigeantes de l’ARTF. En janvier 2024, l’institution avait décidé d’intensifier sa présence le long du Transgabonais, en projetant le déploiement d’équipes à Franceville, Lastourville et Booué, afin d’assurer un meilleur suivi et contrôle des activités opérées sur le rail. Ces déploiements devaient permettre aux agents de relever les non-conformités et de remonter les rapports de contrôle vers le siège.
Le Transgabonais, dont la mise en service remonte à 1986, joue un rôle central dans le développement économique et social du Gabon et dans le désenclavement de l’intérieur du pays. L’infrastructure, longue de 647 kilomètres, est exploitée par la Société d’Exploitation du Transgabonais (SETRAG), filiale du groupe Eramet. Elle constitue l’unique liaison ferroviaire du pays, reliant Libreville à Franceville via Ndjolé, Booué et Lastourville. Son état technique reste un sujet de préoccupation récurrent : un Programme de Remise à Niveau (PRN) prévoit le remplacement des traverses en bois par des traverses bibloc sur l’ensemble du linéaire, le traitement de 83 zones identifiées comme instables, ainsi que la réhabilitation et la construction des gares.



