La Fédération des entreprises Gabonaises du Maroc voit le jour pour doper les échanges entre les deux pays

La Fédération des entreprises Gabonaises du Maroc voit le jour pour doper les échanges entre les deux pays

Cette plateforme a été lancée le 6 juin dernier à Casablanca en présence d’acteurs économiques, institutionnels et diplomatiques, la communauté entrepreneuriale gabonaise.

Le lancement officiel de la Fédération des Entreprises Gabonaises du Maroc (FEGM) à Casablanca marque un tournant stratégique. Plus qu’une simple association, cette structure est conçue pour générer des retombées concrètes et durables sur les économies des deux pays, en transformant le potentiel d’une diaspora dynamique mais jusqu’ici dispersée en un véritable moteur de croissance bilatérale.

La structuration de ce réseau d’entrepreneurs va permettre de maximiser les flux financiers et de compétences vers Libreville et Rabat. En connectant efficacement les porteurs de projets et les investisseurs, la FEGM servira de catalyseur pour des investissements croisés et des partenariats à forte valeur ajoutée.

Présidant cette cérémonie, Abdelaziz Branly Oupolo, Ambassadeur Haut Représentant de la République gabonaise près le Royaume du Maroc, a souligné que cette dynamique s’inscrit dans la vision du Président Brice Clotaire Oligui Nguema, visant à mobiliser la diaspora comme levier de développement. « Aujourd’hui plus que jamais, les Gabonaises et les Gabonais établis à l’étranger ne doivent plus être de simples observateurs de l’évolution de leur pays. Ils doivent en être des acteurs à part entière : investisseurs, entrepreneurs, créateurs de valeur et ambassadeurs économiques », a-t-il déclaré.

Les retombées de cette fédération dépassent le cadre communautaire pour s’inscrire dans la dynamique de coopération Sud-Sud impulsée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI. Le rapprochement des opérateurs économiques gabonais et marocains promet de déboucher sur la création de chaînes de valeur régionales et le transfert de technologies. Charaf Younes Aït El Haj, directeur général du magazine La Lettre Diplomatique, a salué cet outil de rapprochement, formulant le souhait de voir la fédération : faire émerger des projets industriels et commerciaux ambitieux, structurer des réseaux d’affaires solides et compétitifs et servir de modèle de coopération pour le reste du continent africain.

En ciblant l’accès aux opportunités de marché et l’accompagnement de projets stratégiques, la FEGM se positionne comme un vecteur d’indépendance économique. Pour Kevin Noredine Meyo Abaghe, président de la FEGM, les bénéfices attendus se mesureront d’abord sur le terrain social et macroéconomique : « Cette fédération est là pour créer des opportunités, générer des emplois, transmettre des compétences, soutenir des familles et contribuer à la stabilité économique ainsi qu’à la souveraineté de nos pays », a-t-il affirmé.