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Congo : la BAD évalue le capital naturel à 126 218 milliards de FCFA

Dans son Rapport pays 2026, la Banque africaine de développement (BAD) évalue le capital naturel de la République du Congo à 223 milliards de dollars américains, soit environ 126 218 milliards de FCFA.

Ce patrimoine colossal repose à la fois sur de riches ressources extractives et sur un écosystème d’importance mondiale. Le pays abrite en effet des réserves d’hydrocarbures estimées à 2,9 milliards de barils de pétrole brut et 284 milliards de mètres cubes de gaz naturel, couplées à un massif forestier recouvrant 65 % du territoire national. À elle seule, cette couverture végétale stocke plus de 44 gigatonnes d’équivalent CO2 et séquestre chaque année 32,5 millions de tonnes d’équivalent CO2 supplémentaires.

Toutefois, l’institution financière déplore que ce potentiel reste exploité selon un modèle quasi extractif. Jusqu’à présent, le Congo a principalement tiré ses revenus des ressources pétrolières, une dépendance qui entretient une vulnérabilité économique structurelle face aux chocs extérieurs. Afin d’inverser cette tendance, les autorités misent désormais sur la valorisation active de leur capital naturel renouvelable et des services environnementaux.

Selon les prévisions, l’intégration effective du rôle de séquestration du carbone assuré par les forêts et les vastes tourbières du bassin du Congo pourrait accroître le produit intérieur brut (PIB) national de 30 %. Pour concrétiser cette opportunité stratégique, le gouvernement congolais a initié d’importantes réformes institutionnelles et statistiques. La principale mesure consiste à moderniser le système de comptabilité nationale afin d’y intégrer la valeur réelle du capital naturel. Cette démarche vise à transformer ce gisement vert en un véritable levier de diversification économique et à faciliter la captation de financements climat à l’échelle internationale.