SEGESA

Guinée Équatoriale : les entreprises publiques sommées de produire les résultats

Le gouvernement équato-guinéen a franchi une nouvelle étape dans son offensive contre les dérives de gestion au sein du secteur parapublic. Il a reçu les rapports préliminaires de quatre cabinets d’audit externes indépendants, chargés d’évaluer l’état et le fonctionnement des entreprises publiques du pays.

La séance de restitution, présidée par Teodoro Nguema Obiang Mangue, vice-président de la République, s’est concentrée dans un premier temps sur trois entités stratégiques : la Sociedad de Electricidad de Guinea Ecuatorial (SEGESA), opérateur unique du secteur électrique national ; Gecotel (Correos y Telecomunicaciones de Guinea Ecuatorial), l’opérateur public des services postaux ; et l’Institut national de sécurité sociale (INSESO), organisme chargé de la couverture sociale des travailleurs du pays.

Les auditeurs sont unanimes : ces structures souffrent d’un manque de rigueur budgétaire, d’objectifs mal définis et d’une gouvernance à renforcer. Parmi leurs recommandations figurent un diagnostic rapide et complet des entreprises publiques, l’identification des axes prioritaires de restructuration, l’adoption d’un nouveau modèle de gouvernance, une revue des effectifs et de leurs profils, ainsi qu’une feuille de route assortie d’un suivi périodique jusqu’à sa mise en œuvre intégrale.

Face à ces conclusions, le vice-président a chargé le Premier ministre, responsable de la coordination administrative, de formaliser sans délai les contrats avec les cabinets d’audit, via le comité pilote de restructuration des entreprises publiques.

Cette démarche, dans un premier temps circonscrit à SEGESA, Gecotel et INSESO, a vocation à s’étendre progressivement à l’ensemble des entités du secteur public équato-guinéen. L’objectif est d’instaurer une gestion transparente, garantir la rentabilité de ces entreprises et leur permettre de remplir pleinement les missions de développement pour lesquelles elles ont été créées.