Huguette Yvonne Nyana Ekoume au gouvernement : « La discussion du budget de la Nation traduit la capacité de l’État à répondre aux besoins de ses concitoyens »
- Le corporate
- 2 septembre 2026
- Femme dirigeante
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C’est au siège provisoire du Sénat que la présidente de la Chambre haute du Parlement gabonais, Huguette Yvonne Nyana Ekoume, a ouvert la deuxième session législative, dont les travaux s’étendront du premier jour ouvrable de septembre jusqu’au dernier jour de la troisième semaine du mois de décembre.
Au programme de cette session : examen des projets et propositions de loi, contrôle de l’action gouvernementale et évaluation des politiques publiques. Dans son discours, la présidente du Sénat a d’emblée fixé le ton des travaux à venir, plaçant la « rigueur » au cœur de la méthode parlementaire, avec l’ambition de « répondre aux attentes légitimes et nombreuses » des populations, à travers la « qualité des débats » et la « rigueur des décisions ». « Dans un contexte marqué par les défis sociaux, économiques et environnementaux, nos débats devront être guidés par la recherche des solutions durables et la promotion d’un développement inclusif », a-t-elle affirmé.
Parmi les priorités énoncées figurent : l’amélioration des conditions de vie, la création d’opportunités pour la jeunesse, la qualité de service, la diversification de l’économie, la justice sociale et la bonne gouvernance. Des priorités qui, selon elle, répondent directement aux attentes exprimées par les populations : « Notre peuple attend des emplois pour la jeunesse, une amélioration des conditions de vie, un système de santé plus performant. Il attend une école capable de préparer les générations futures, une économie offrant davantage d’opportunités. »
C’est dans cette perspective que la présidente du Sénat a interpellé le gouvernement sur l’examen du projet de budget de l’État, qui sera adopté durant cette session ordinaire budgétaire. Ainsi, le Sénat exhorte à placer au premier plan les urgences socioéconomiques des populations, notamment la réhabilitation des infrastructures de base, l’amélioration des conditions de vie, l’accès aux services sociaux essentiels et l’optimisation des services publics sur l’ensemble du territoire , a-t-elle déclaré, avant d’insister sur la portée politique de cet exercice budgétaire.
« La discussion du budget de la Nation constitue un des moments les plus importants de la vie démocratique de notre pays. Elle ne se résume pas à l’examen des chiffres, des recettes et des dépenses. Elle traduit les choix de société, fixe nos priorités et détermine, pour une large part, la capacité de l’État à répondre aux besoins de ses concitoyens », a-t-elle poursuivi, avant de conclure : « Nous ne devons jamais perdre l’essentiel : derrière chaque ligne budgétaire, il y a des femmes et des hommes, des familles, des travailleurs qui attendent de l’État des réponses concrètes. »



