Gabon : Brice Clotaire Oligui Nguema instruit une accélération du calendrier avec le FMI
- Le corporate
- 6 mars 2026
- Editorial
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Le Palais de la Rénovation a servi de cadre, ce 26 février 2026, à un Conseil des Ministres décisif présidé par le Chef de l’État, le Général Brice Clotaire Oligui Nguema. Au cœur des délibérations, la trajectoire économique du Gabon a fait l’objet d’une communication présidentielle majeure, marquant une étape cruciale dans les relations entre Libreville et les institutions de Bretton Woods.
Abordant les questions de souveraineté financière, le Président de la République a salué la présence sur le territoire national d’une mission du Fonds Monétaire International (FMI). Ce dialogue renouvelé s’inscrit dans la droite ligne de l’audience accordée par le Chef de l’État le 5 novembre 2025 et de l’annonce officielle faite à Brazzaville, en marge du dernier Sommet de la CEMAC. Pour le Président Oligui Nguema, renouer avec le FMI n’est pas une simple formalité technique, mais une « nécessité stratégique ».
Il s’agit, selon le Chef de l’État, d’apporter un gage de crédibilité indispensable pour renforcer la confiance des partenaires techniques et financiers. Cette démarche vise avant tout à sécuriser l’accompagnement de l’ambitieux programme national de transformation économique entrepris par le pays. À cet effet, une instruction ferme a été donnée au Ministre de l’Économie et des Finances : les travaux préparatoires doivent s’accélérer pour aboutir à la signature d’un programme formel au »plus tard en mai 2026 ».
Toutefois, le Chef de l’État a tenu à préciser que ce partenariat ne se fera pas au détriment de l’intérêt national. Il a fixé un cadre de négociation « clair et intangible » reposant sur quatre piliers : la sanctuarisation des projets prioritaires validés par le suffrage populaire, la protection effective des ménages vulnérables pour garantir la cohésion sociale, la rationalisation rigoureuse des dépenses pour éliminer toute charge improductive et une gestion proactive et responsable de la dette publique.
Le Président a martelé que le recours au FMI ne doit en aucun cas être interprété comme un renoncement, mais comme un « instrument au service de la souveraineté économique » et du développement durable du Gabon . Le Chef de l’État a rappelé avec autorité les membres du Gouvernement à leurs obligations fondamentales. Il a exigé une plus grande efficacité dans la mise en œuvre des politiques publiques, rappelant que l’heure est à l’action concrète et à la probité, conditions sine qua non pour répondre aux attentes légitimes du peuple gabonais en cette période de reconstruction nationale.



