Gabon : 41 milliards FCFA pour étendre le backbone national de fibre optique
- Le corporate
- 16 septembre 2026
- Editorial
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La Société de patrimoine des infrastructures numériques (SPIN) et Gabon Fiber ont signé, le 14 septembre à Libreville, une convention portant sur l’exploitation du backbone national et l’extension du réseau de fibre optique. L’opération doit porter le linéaire national à environ 3 500 km.
L’accord intervient alors que la délégation de service public confiée au groupement Bouygues Energies & Services-Axione arrive à échéance le 15 novembre 2026. Le nouveau dispositif repose sur deux volets : l’affermage d’environ 1 800 km de fibre appartenant à la SPIN et la concession à Gabon Fiber de près de 1 650 km d’extensions.
Pour financer ces nouveaux tronçons, Gabon Fiber annonce avoir mobilisé plus de 41 milliards de FCFA auprès de partenaires financiers et d’investisseurs privés internationaux. Le schéma retenu fait ainsi davantage appel au capital privé pour développer une infrastructure dont la SPIN conserve la propriété. À l’issue des vingt années de concession, les infrastructures réalisées dans ce cadre doivent revenir dans le patrimoine public.
L’enjeu dépasse l’augmentation du nombre de kilomètres. Le programme prévoit de renforcer la couverture de plusieurs localités et de créer des itinéraires alternatifs afin de limiter l’impact des coupures sur le trafic national. La logique est celle d’un réseau plus maillé, capable d’améliorer sa continuité de service et d’absorber davantage de trafic.
La capacité constitue également un axe central du projet. Selon le ministère de l’Économie numérique, l’objectif est de doubler la capacité disponible sur le réseau, avec à la clé une amélioration des débits et, à terme, une baisse du coût d’accès à Internet.
Le chantier s’inscrit dans une trajectoire engagée depuis plusieurs années. Le Backbone National Gabonais a été conçu pour constituer l’ossature des communications numériques du pays, avec des liaisons interurbaines en fibre optique. Une première phase avait notamment prévu près de 1 100 km reliant Libreville à Franceville et plusieurs localités de l’intérieur du pays.
Le passage à une infrastructure d’environ 3 500 km doit désormais permettre au Gabon de franchir une nouvelle échelle. Pour l’État, l’objectif est aussi de reprendre la maîtrise d’une infrastructure considérée comme stratégique, tout en limitant la pression financière directe sur les finances publiques.



