Chemin de fer Mbalam-Kribi : L’État du Cameroun va mobiliser 600 milliards de FCFA
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- 15 juillet 2026
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Piloté par le ministère des Transports, ce chantier d’envergure devrait démarrer en 2029 pour s’achever en 2034, selon les prévisions du Document de programmation économique et budgétaire.
Le méga-projet d’infrastructure ferroviaire reliant Mbalam à Kribi franchit un nouveau cap financier. Pour la construction de cette ligne de chemin de fer stratégique, l’État du Cameroun mobilisera à lui seul une enveloppe de 600 milliards de FCFA. Cet apport représente la contribution publique à l’investissement global, désormais estimé à 3 000 milliards de FCFA. Piloté par le ministère des Transports, ce chantier d’envergure devrait démarrer en 2029 pour s’achever en 2034, selon les prévisions du Document de programmation économique et budgétaire.
Ce calendrier s’inscrit dans la continuité des grands accords bilatéraux. Selon les précisions du Port autonome de Kribi (PAK), le Contrat de Partenariat pour la construction de la voie ferrée et la convention de concession du terminal minéralier multimodal associé avaient été signés au stade d’Olembé en février 2022. Pour porter ce projet industriel, le gouvernement a retenu un consortium composé de Bestway Finance Ltd et AustSino Resource Group Ltd, deux opérateurs de référence dans le financement d’infrastructures et le secteur minier.
Au-delà du simple défi technique, cette infrastructure constitue un pilier de la Stratégie Nationale de Développement (SND30). Elle vise en priorité à valoriser et exploiter les riches gisements de fer d’Avima, Badondo et Nabeba, situés à cheval entre le Cameroun et la République du Congo. Les plans prévoient le déploiement d’une ligne ferroviaire d’environ 510 kilomètres pour acheminer la production minière directement vers le port en eau profonde de Kribi. En bout de ligne, la réalisation d’un terminal minéralier multimodal facilitera l’évacuation du minerai vers les marchés internationaux. Ce tracé répond également aux ambitions du Plan Directeur Ferroviaire National, qui cible plus de 1 500 kilomètres de voies nouvelles.
L’impact économique de ce corridor s’annonce majeur pour la sous-région. Si l’investissement global initialement estimé aux côtés de la partie congolaise avoisinait les 5 500 milliards de FCFA pour l’ensemble de l’écosystème transfrontalier, l’engagement direct du Cameroun sécurise désormais sa propre section. Les retombées attendues s’articulent autour du désenclavement des zones rurales traversées, de la création de dizaines de milliers d’emplois directs et indirects durant les phases de chantier et d’exploitation, ainsi que d’une hausse significative des recettes fiscales à long terme pour l’État camerounais.



