Cameroun : 200 MW nécessaires pour les projets miniers dans le Grand-Zambi
- Le corporate
- 24 août 2026
- Editorial
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Comment fournir une énergie suffisante, continue et compétitive pour transformer davantage les minerais au Cameroun ? C’est l’un des principaux enjeux de la visite effectuée, le 20 août, par le ministre de l’Eau et de l’Énergie, Gaston Eloundou Essomba, sur le site minier de Grand-Zambi, dans l’arrondissement de Bipindi, région du Sud.
Les différents projets présentés nécessitent au total 200 MW de puissance : 100 MW pour Fifinda, 50 MW pour Boron et 50 MW pour Grand-Zambi. Une demande considérable qui appelle plusieurs réponses complémentaires.
Le Minee mise notamment sur l’augmentation de la production nationale d’électricité et sur l’autoproduction par les grands industriels. G-Stones est ainsi encouragée à développer ses propres capacités, notamment hydroélectriques, pour couvrir une partie de ses besoins.
Mais autoproduire ne signifie pas fonctionner en vase clos. L’option privilégiée est celle d’un système intégré au réseau électrique : en cas d’insuffisance de la production propre, le réseau peut prendre le relais ; en cas d’excédent, l’énergie produite par l’industriel peut à son tour être valorisée sur le réseau. Cette stratégie doit également bénéficier du renforcement de l’offre nationale, notamment avec le projet visant à porter la capacité de la centrale à gaz de Kribi à au moins 620 MW.
L’enjeu dépasse largement la seule fourniture d’électricité. À Grand-Zambi, G-Stones ambitionne d’aller au-delà de l’extraction pour transformer davantage le minerai de fer localement. Le gisement est évalué à environ 150 millions de tonnes de minerai de magnétite. Selon les chiffres évoqués lors de la visite, 1 600 emplois directs sont annoncés, avec des perspectives de 3 000, puis 5 000 emplois.
La visite s’est déroulée en présence de Félix Nguele Nguele, gouverneur de la région du Sud, de Bouba Haman, préfet du département de l’Océan, ainsi que des responsables de G-Stones Resources, de la Sonatrel et des experts du Minee.
Après la sécurisation énergétique du complexe industrialo-portuaire de Kribi, examinée la veille, Grand-Zambi illustre la même équation : l’industrialisation nécessite une énergie disponible, sécurisée et compétitive, associant production publique, autoproduction privée et réseau interconnecté.



