pétrole -gaz

Production : Le pétrole et le gaz en chute libre, le manganèse sauve le secteur extractif

Au premier trimestre 2026, l’activité globale des industries extractives s’est à nouveau repliée de 2,9 % par rapport au trimestre précédent, sous l’effet des très mauvaises performances combinées de la filière pétrolière et du gaz naturel commercialisé. 

Même si cette contraction soit moins brutale que le plongeon de 7,9 % enregistré un an plus tôt, le secteur demeure lourdement handicapé par une série d’avaries majeures et d’incidents techniques sur ses infrastructures énergétiques.

La filière gazière essuie la dégradation la plus spectaculaire avec une chute libre de 44,9 % de sa production de gaz naturel commercialisé au cours du trimestre. Ce repli massif découle de multiples arrêts d’exploitation causés par des pannes techniques répétées et un manque criant d’équipements de surface indispensables aux opérations de réparation.

De son côté, l’industrie pétrolière enregistre un recul de 4% sur les trois premiers mois de l’année. Ce fléchissement s’explique par la conjonction d’opérations de maintenance programmées et d’accidents opérationnels graves, en particulier l’explosion d’un pipeline stratégique. Sur un an, la tendance baissière s’accentue fortement pour atteindre un repli de 8,7 %, illustrant la vulnérabilité du réseau de transport d’hydrocarbures.

Seule embellie, le secteur minier offre une résistance salutaire qui évite la chute la plus marquée du tissu productif. Portée par la solide performance des mines de Moanda et la relance progressive du gisement de Franceville, la production nationale de manganèse s’est appréciée de 8,4 % sur la période. Cette hausse aurait pu être plus vigoureuse, mais l’élan de la filière minérale s’est trouvé partiellement freiné par la suspension continue des activités sur le site d’Okondja, dont la production demeure à l’arrêt depuis novembre 2025.