Farine de blé et huile de palme : Quand le déficit de transformation plombe la production
- Le corporate
- 13 août 2026
- Dossier spécial
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L’industrie agroalimentaire est vivement freinée par de profonds déficits d’approvisionnement et de transformation locale. Ce goulot d’étranglement touche de plein fouet deux produits essentiels de grande consommation, l’huile de palme raffinée et la farine de blé, dont les indices de production s’enfoncent lourdement dans le rouge malgré une demande intérieure pourtant bien orientée.
La baisse le plus importante concerne la filière de l’huile rouge, dont la production industrielle s’est effondrée de 19,6% en rythme trimestriel et de 11% en glissement annuel. Cette crise de la transformation découle de l’incapacité des unités usinières à s’approvisionner en régimes de palme. En amont, la récolte s’est en effet contractée de 8,7% sur un an, pénalisée par la baisse générale des rendements des plantations et par la cessation définitive des activités sur le site de Pangani (Mandji), jugé insuffisamment rentable.
Dans le même temps, la meunerie nationale enregistre son quatrième trimestre consécutif de repli. La transformation de blé en farine a chuté de 4,0% par rapport au trimestre précédent et accuse une baisse vertigineuse de 23,7% par rapport au premier trimestre 2025, un marasme alimenté par de nouveaux dysfonctionnements récurrents dans la chaîne d’approvisionnement en matières premières.
Cette double défaillance tire l’ensemble de l’agriculture de rente vers le bas, avec un recul trimestriel de 0,8% de son indice global. Sur un an, la filière résiste toutefois (-0,1%) grâce à la bonne tenue du caoutchouc humide : portée par les solides performances de la société ORG et par le redémarrage progressif des activités d’ABG, sa production progresse de 1,4% sur trois mois et bondit de 15,2% en glissement annuel.
Du côté des boissons, les dynamiques sont plus stables. La production de boissons gazeuses et alcoolisées maintient ses volumes à un niveau élevé (-0,1% sur le trimestre), même si elle accuse un repli annuel de 2,8%, attribuable à un effet de base lié à la campagne présidentielle du premier trimestre 2025. À l’inverse, le secteur de l’eau minérale enregistre une envolée de 16,0% en rythme trimestriel, soutenue par la résistance des marques leaders (Andza, Akewa, Origen) face à la poussée de nouveaux concurrents.



