Manganèse : Le Gabon et Eramet signent l’acte fondateur de leur nouvelle coopération industrielle
- Le corporate
- 21 juillet 2026
- Editorial
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À Paris, en présence des présidents Oligui Nguema et Macron, le groupe minier français et l’État gabonais ont signé le 20 juillet 2026, un protocole d’accord destiné à transformer localement le manganèse gabonais.
Le 20 juillet 2026, à Paris, Eramet et sa filiale Eramet Comilog ont signé un protocole d’accord avec la République gabonaise portant sur le développement de la chaîne de valeur du manganèse. La cérémonie s’est déroulée en marge de la visite d’État du président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema en France, en présence du président français Emmanuel Macron.
Ce texte n’est pas un contrat définitif ni une convention d’investissement. Il s’agit d’un accord cadre fixant une feuille de route commune et une méthode de travail structurée jusqu’en 2031, avec pour objectif de transformer localement jusqu’à 700 000 tonnes de minerai par an.
Trois scénarios industriels sont à l’étude. Le premier prévoit la construction d’une usine de production d’oxyde de manganèse, dont la mise en service est envisagée en 2028. Le second porte sur la rénovation du Complexe Métallurgique de Moanda, qui devrait être remis en service en 2029. Le troisième vise l’édification d’une nouvelle usine d’alliages de manganèse, prévue pour 2031.
Le protocole inclut également le développement d’une filière biocharbon, destinée à remplacer le coke importé dans les procédés métallurgiques. Cette filière a déjà démarré en juillet 2026 avec un four pilote installé à Lastourville, en partenariat avec la société Precious Woods. Une unité de production de 10 000 tonnes de biocharbon par an est actuellement à l’étude, à l’horizon 2029.
Autre volet de l’accord, Eramet et Comilog lanceront un fonds d’amorçage industriel baptisé «Fabriqué au Gabon», destiné à soutenir l’emploi et l’activité dans d’autres secteurs de l’économie nationale. Ce fonds pourrait générer jusqu’à 3 000 emplois.
Côté gabonais, l’État s’engage à garantir les infrastructures énergétiques nécessaires à ces projets, à faciliter les procédures administratives, à négocier une future convention d’investissement portant sur la fiscalité, les garanties et les douanes, et à participer à un comité conjoint de suivi associant les deux parties.
Ce protocole s’inscrit dans la politique de transformation locale des ressources minières engagée par les autorités gabonaises depuis 2025. Il marque une étape supplémentaire dans le partenariat entre la France et le Gabon, trois décennies après l’implantation d’Eramet dans le pays.



