La RDC intègre le Groupe Egmont pour renforcer la lutte contre le blanchiment des capitaux
- Le corporate
- 13 juillet 2026
- Editorial
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La République démocratique du Congo franchit une étape historique dans le renforcement de son dispositif de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme.
La RDC est officiellement admise au sein du Groupe Egmont, le réseau international qui favorise la coopération et l’échange de renseignements entre les cellules de renseignement financier du monde entier. L’annonce a été faite le 8 juillet dernier par le ministère des Finances.
Cette admission marque d’après Kishasa, « une page historique pour notre pays », fruit des réformes engagées depuis 2019 et consolidées depuis juin 2024 grâce aux réformes portées par le Ministère des Finances, en étroite collaboration avec la Cellule nationale des renseignements financiers. Cette actualité marque une avancée majeure qui renforce la crédibilité de la RDC sur la scène internationale et consolide son engagement en faveur de la transparence financière, de l’intégrité du système financier et de la coopération internationale.
Pour le FMI, le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme sont des délits financiers qui ont des effets économiques. Ils peuvent menacer la stabilité du secteur financier d’un pays, ou, de manière plus générale, sa stabilité extérieure. Ainsi, « des dispositifs efficaces de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme sont essentiels pour protéger l’intégrité des marchés et de la structure financière mondiale, car ils contribuent à atténuer les facteurs qui facilitent les abus financiers. Les mesures de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement terroriste constituent donc non seulement un impératif moral, mais une nécessité économique ».
En 2023, le ministère des Finances a publié un rapport sur l’évaluation nationale des risques et blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme. Ledit rapport révèle par exemple, que dans le secteur bancaire, la menace et la vulnérabilité ont été évaluées respectivement à un niveau « élevé » même constat dans les microfinances, les sociétés financières, les Conservateurs de titres immobiliers, les assurances, chez les négociants en pierres et métaux précieux, etc.



