Souveraineté monétaire : Le Gouverneur de la BEAC sollicite le leadership ivoirien pour l’Institut monétaire africain
- Le corporate
- 26 février 2026
- Editorial
- 0Commentaires
En quête d’une souveraineté monétaire accrue, l’Association des Banques Centrales Africaines mise sur le poids diplomatique de la Côte d’Ivoire pour concrétiser l’IMA, l’organe technique précurseur de la future Banque Centrale Africaine.
En marge des travaux de la Banque Africaine de Développement (BAD) sur la Nouvelle Architecture financière africaine (NAFA), le 18 février 2026, le Premier Ministre ivoirien, Dr Beugré Mambé, a reçu le Gouverneur de la Banque des Étatsde l’Afrique Centrale (BEAC), M. Yvon Sana Bangui. Au cœur des échanges :l’accélération du projet de création de l’Institut Monétaire Africain (IMA).
Le Gouverneur Yvon Sana Bangui a profité de cette audience pour saluer le leadership du Président Alassane Ouattara, érigeant la Côte d’Ivoire en modèle de résilience et de stabilité pour l’Afrique francophone. En sa qualité de Président de l’Association des Banques Centrales Africaines (ABCA), M. Sana Bangui a souligné que le poids économique de la Côte d’Ivoire, pilier de l’UEMOA et de la CEDEAO, est indispensable pour impulser les réformes monétaires à l’échelle du continent.
Le projet phare de cette rencontre reste la création de l’Institut Monétaire Africain (IMA). Présenté comme l’organe technique précurseur de la future Banque centrale africaine, l’IMA aura pour missions stratégiques : la convergence macroéconomique entre les différentes régions du continent ; l’interopérabilité des systèmes de paiement pour dynamiser le commerce intra-africain (ZLECAF) et l’harmonisation des cadres réglementaires financiers.
Face au calendrier ambitieux de l’Union Africaine, le Gouverneur de la BEAC a officiellement sollicité l’appui politique de la Côte d’Ivoire. L’objectif est de transformer cet « essai technique » en une réalité institutionnelle capable de porter la souveraineté monétaire de l’Afrique. Cette rencontre réaffirme la convergence de vues entre Abidjan et les institutions monétaires pour bâtir une architecture financière africaine plus autonome et résiliente, véritable socle de l’émergence continentale.



