Secteur pétrolier : Le géant britannique Shell signe son grand retour au Gabon
- Le corporate
- 24 juin 2026
- Editorial
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Le golfe de Guinée est-il en passe de redevenir l’épicentre de la dynamique pétrolière africaine ? C’est le signal fort envoyé par Libreville.
Malgré les mutations du marché mondial et les exigences liées à la transition énergétique, le sous-sol gabonais prouve qu’il conserve une compétitivité indéniable en attirant de nouveau les plus grands capitaux de la planète.
Dernier coup d’éclat en date : le retour fracassant de la multinationale britannique Shell. Dix ans après avoir cédé ses actifs terrestres et quitté le paysage énergétique national, la major s’apprête à poser de nouveau ses valises dans le pays. De sources médiatiques, un protocole d’accord (MoU) hautement stratégique a été signé le 19 juin 2026 par Thomas Praeger, responsable de l’exploration chez Shell, et Clotaire Kondja, le ministre du Pétrole.
Ce partenariat symbolise une volonté commune de relancer la prospection dans un bassin sédimentaire historique, mais loin d’avoir révélé tous ses secrets. L’accord ne constitue pas une reprise immédiate de la production, mais pose les jalons d’une phase d’évaluation méticuleuse. Shell se voit confier la mission d’étudier le potentiel d’hydrocarbures de plusieurs blocs offshores, notamment dans les segments de l’offshore très profond, encore largement inexplorés. En revenant au Gabon, Shell rejoint un cercle de plus en plus dynamique et emboîte le pas à d’autres supermajors de renom telles que l’américain ExxonMobil et le britannique BP, elles aussi séduites par le potentiel sous-marin du pays.
Si les futures données sismiques s’avèrent concluantes, le Gabon s’offrira un second souffle pétrolier, indispensable pour consolider son positionnement stratégique dans la région.



