Royal Air Maroc

Royal Air Maroc porte son offre à 8,2 millions de sièges, la reprise de plusieurs lignes d’Afrique centrale attend septembre

Malgré une offre de 8,2 millions de sièges pour l’été 2026, en hausse de 23 % sur un an, Royal Air Maroc n’a pas encore rétabli plusieurs liaisons entre Casablanca et l’Afrique centrale. Selon la programmation publiée par AeroRoutes et consultée par Le Corporate, les vols vers Douala, Yaoundé, Kinshasa et Brazzaville ne sont pas attendus avant le début du mois de septembre.

Royal Air Maroc (RAM) prévoit 8,2 millions de sièges sur son réseau entre juin et septembre 2026, contre environ 6,7 millions à la même période de 2025. La compagnie annonce 86 destinations desservies avec une flotte de 67 appareils, sans recours à l’affrètement. Cette augmentation des capacités accompagne le développement du hub de Casablanca, autour duquel la compagnie concentre ses correspondances entre l’Europe, l’Afrique, les Amériques ainsi que l’Asie et le Moyen-Orient. Cette évolution ne concerne toutefois pas l’ensemble du réseau. En Afrique centrale, plusieurs lignes restent suspendues depuis plus de deux mois.

Une hausse des capacités concentrée sur plusieurs marchés

Royal Air Maroc indique disposer de plus de 3 millions de sièges vers l’Europe, soit une hausse de 22 % par rapport à l’été 2025. Les Amériques représentent 723 000 sièges, tandis que l’Asie et le Moyen-Orient totalisent 524 000 sièges. Sur le continent africain, la compagnie annonce 1,8 million de sièges répartis sur 29 destinations. Ce réseau constitue l’un des principaux flux d’alimentation du hub de Casablanca.

Le 24 mai 2026, Royal Air Maroc a interrompu douze liaisons internationales. La compagnie a expliqué cette décision par l’augmentation du prix du kérosène à la suite des tensions au Moyen-Orient. Parmi ces lignes figurent les dessertes de Douala, Yaoundé, Libreville, Bangui, Kinshasa et Brazzaville au départ de Casablanca. Plusieurs d’entre elles sont exploitées sous forme de rotations reliant plusieurs villes au cours d’un même vol.

Depuis cette date, certaines lignes ont repris. C’est le cas de la desserte de Libreville ainsi que de la liaison reliant Bangui via Douala. Les autres vols demeurent interrompus. Selon la programmation publiée fin juillet par AeroRoutes, les rotations Casablanca–Douala–Yaoundé, Casablanca–Douala–Bangui, Casablanca–Kinshasa–Brazzaville ainsi que le vol Casablanca–Kinshasa ne figurent au programme qu’entre le 1er et le 6 septembre 2026. AeroRoutes précise que cette programmation peut encore évoluer. En l’état, aucune reprise n’est prévue au cours du mois d’août.

Des effets sur les déplacements

La suspension de ces lignes réduit les possibilités de correspondance entre l’Afrique centrale et le hub de Casablanca. Les voyageurs à destination de l’Europe, de l’Amérique du Nord ou du Maroc doivent emprunter d’autres itinéraires. Cette situation concerne notamment les étudiants, les voyageurs d’affaires et les entreprises qui utilisent les correspondances proposées par Royal Air Maroc.

Pour les marchés concernés, cette interruption réduit également le nombre de sièges disponibles entre l’Afrique centrale et le réseau international de la compagnie.

L’évolution du programme de Royal Air Maroc montre une répartition des capacités selon les marchés et les contraintes d’exploitation. Alors que la compagnie augmente son offre à l’échelle de son réseau, plusieurs lignes d’Afrique centrale restent retirées du programme pendant une partie de la saison estivale.

Cette situation illustre les arbitrages opérés par les compagnies aériennes lorsque les coûts d’exploitation augmentent ou que le contexte international modifie les conditions d’exploitation de certaines routes. Pour les marchés d’Afrique centrale, elle se traduit par une baisse temporaire de la connectivité avec Casablanca, principal point de correspondance de Royal Air Maroc vers l’Europe, les Amériques ainsi que plusieurs destinations en Afrique.