Numérique : Libreville et Rabat scellent des accords pour structurer leur coopération

En marge du GITEX Africa 2026, les deux pays ont signé des accords visant à développer des programmes de formation et à soutenir l’intégration de l’intelligence artificielle dans les administrations et les économies.

Le Maroc et le Gabon ont renforcé leur coopération dans le numérique à travers la signature de nouveaux accords axés sur la formation et l’intelligence artificielle (IA). Cette initiative s’inscrit dans une stratégie commune visant à accélérer la transformation digitale et à développer les compétences sur le continent africain.

Les deux pays ont officialisé ces engagements en marge de l’édition 2026 du salon technologique GITEX Africa, organisée à Marrakech. L’événement, qui réunit acteurs publics et privés du numérique, a servi de cadre à la conclusion d’accords portant sur la formation, l’innovation et la coopération technologique.

Au cœur de ces accords figure le renforcement des compétences. Un partenariat a été établi entre des institutions de formation des deux pays afin d’adapter les cursus aux besoins du marché numérique et de l’administration publique. L’objectif est de former des profils capables de répondre aux exigences liées à l’essor de l’IA et des technologies associées.

L’accord vise également le développement de programmes conjoints en intelligence artificielle et en analyse de données. Les deux gouvernements envisagent notamment la mise en place de formations spécialisées ainsi que l’extension de solutions d’enseignement à distance via des plateformes numériques marocaines.

Pour le Gabon, cette coopération s’inscrit dans une démarche de structuration de son écosystème numérique. Le pays cherche à s’appuyer sur l’expérience du Maroc, considéré comme plus avancé dans ce domaine, afin d’accélérer sa transition digitale et de diversifier son économie.

Le Maroc, de son côté, poursuit une stratégie nationale qui place l’intelligence artificielle au centre de son développement économique. Le pays ambitionne de former des milliers de profils qualifiés et de renforcer ses infrastructures numériques dans les prochaines années.

Au-delà des deux États, cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large de coopération Sud-Sud en Afrique. Plusieurs pays du continent misent sur le partage d’expertise et le transfert de compétences pour combler les écarts en matière de formation et d’innovation technologique.

Cette collaboration entre Rabat et Libreville illustre ainsi une tendance croissante à la mutualisation des ressources et des savoir-faire dans le numérique, avec l’objectif de renforcer la compétitivité des économies africaines face aux transformations technologiques en cours.