L’OPRAG et le groupe AOM officialisent le projet de terminal maritime de Libreville
- Le corporate
- 27 janvier 2026
- Editorial
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L’accord conclu entre l’État gabonais et le groupe AOM prévoit une structure dédiée à la gestion des flux maritimes nationaux. Cet investissement accompagne le redressement de la Compagnie nationale de navigation intérieure et internationale et vise la sécurisation des usagers sur les lignes intérieures.
L’Office des Ports et Rades du Gabon (OPRAG) et le groupe AOM ont signé, le 21 janvier 2026, un accord de concession portant sur la création d’une gare maritime au sein de la capitale gabonaise. Cet acte juridique définit les modalités de conception, de financement, de construction et d’exploitation de l’infrastructure. La signature intervient dans un contexte de réorganisation des transports nationaux, visant à moderniser les liaisons entre les pôles économiques du pays.
Le projet s’étendra sur une période de construction de vingt-quatre mois. L’investissement consenti par le partenaire privé s’inscrit dans une stratégie de renouvellement des équipements de transport de masse. Ce terminal a pour fonction de structurer le transit des usagers, principalement sur la ligne reliant Libreville à Port-Gentil, axe majeur pour la mobilité des personnes et des marchandises. Jusqu’alors, les conditions d’embarquement et de débarquement ne correspondaient plus aux normes de flux constatées.
Cette initiative accompagne un plan de restructuration plus vaste du secteur maritime et fluvial. Les autorités gabonaises ont engagé parallèlement le redressement de la Compagnie nationale de navigation intérieure et internationale (CNNII). Ce processus inclut l’acquisition de nouveaux navires pour renforcer la capacité de la flotte nationale. L’objectif de l’État est de centraliser les opérations portuaires dans un cadre normé afin de garantir la sécurité des passagers et la fluidité des rotations.
Sur le plan de l’emploi, la mise en œuvre de ce chantier et la gestion future de la gare maritime prévoient des retombées directes. Les prévisions de l’OPRAG font état de la création de deux cents emplois directs pour assurer le fonctionnement technique et administratif du site. À cela s’ajoutent quatre cents emplois indirects liés aux services de maintenance, de logistique et aux activités annexes qui graviteront autour de l’infrastructure.
Le contrat de concession stipule que le groupe AOM assurera la gestion de l’ouvrage pour une durée convenue avant le retour de l’équipement dans le patrimoine de l’État. Cette collaboration public-privé permet au Gabon de limiter l’endettement public immédiat tout en dotant Libreville d’un outil logistique adapté aux exigences du transport maritime moderne. L’intégration de cette gare maritime doit permettre une réduction des délais de traitement des passagers et une meilleure organisation du front de mer de la capitale.



