Le Tchad sollicite l’Azerbaïdjan pour moderniser services de transport terrestre et aérien

Un protocole d’accord lie désormais les deux États pour la mise en place de systèmes de gestion électronique des flux et des documents administratifs.

Le Tchad engage une réforme de son secteur des transports par l’adoption de solutions technologiques issues de l’expérience azerbaïdjanaise. Le ministre tchadien des Transports, de l’Aviation civile et de la Météorologie nationale, Fatime Goukouni Weddey, a acté ce partenariat lors d’une mission de travail à Bakou. Cette collaboration avec le ministère du Développement numérique et des Transports de l’Azerbaïdjan cible la modernisation des services de transport terrestre et aérien. L’objectif consiste à instaurer des mécanismes de suivi en temps réel et à dématérialiser les procédures d’immatriculation ainsi que la délivrance des permis de conduire.

L’administration tchadienne s’appuie sur le modèle de l’agence azerbaïdjanaise ASAN Service, reconnue pour la centralisation des prestations publiques. Le projet prévoit l’intégration de guichets uniques numériques afin de réduire les délais de traitement des dossiers et de limiter les interventions manuelles dans les circuits financiers. Cette restructuration vise une augmentation des recettes fiscales par la sécurisation des données et la traçabilité des transactions liées aux infrastructures routières.

Le déploiement technique inclut un volet sur la gestion des flottes de transport urbain et interurbain. Les systèmes de géolocalisation et les plateformes de réservation électronique figurent parmi les outils identifiés pour optimiser la mobilité sur le territoire national. Cette transition numérique s’inscrit dans la stratégie de désenclavement du Tchad, pays dont l’économie dépend de l’efficacité de ses corridors de transport avec les États voisins.

Le partenariat prévoit également des programmes de transfert de compétences entre les experts des deux pays. Des sessions de formation technique permettront aux cadres tchadiens de s’approprier les outils de maintenance des bases de données et de gestion de la cybersécurité. Ce rapprochement avec l’Azerbaïdjan illustre la volonté de N’Djamena de diversifier ses sources d’expertise technologique pour conduire la mutation de son service public.