îles de Mbanié : Le Gabon et la Guinée équatoriale s’accordent sur l’application de l’arrêt de la CIJ
- Le corporate
- 29 juillet 2026
- Editorial
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Le Gabon et la Guinée équatoriale ont franchi une étape décisive dans le règlement de leur différend frontalier.
Le mardi 28 juillet 2026, à Addis-Abeba, les deux nations d’Afrique centrale ont signé un « Accord d’engagement conjoint » selon les sources médiatiques. Paraphé en marge de la 49ᵉ session ordinaire du Conseil exécutif de l’Union africaine, ce document fixe la feuille de route officielle destinée à mettre en œuvre de manière concrète l’arrêt solennel rendu le 19 mai 2025 par la Cour internationale de justice (CIJ).
Pour mémoire, la haute juridiction des Nations Unies avait tranché le litige en reconnaissant la souveraineté de la Guinée équatoriale sur les îles Mbanié, Cocotiers et Conga (un territoire insulaire de 20 hectares situé dans la province de l’Estuaire, au large de Libreville) au titre d’État successeur de l’Espagne, tout en rejetant les arguments gabonais appuyés sur la Convention de Bata de 1974. Prenant acte de ce verdict, le président de la République gabonaise, Brice Clotaire Oligui Nguéma, a immédiatement fait le choix d’une démarche constructive. Devant le Parlement réuni en congrès lors de son discours sur l’état de la Nation, le chef de l’État a réaffirmé la posture du Gabon en juin dernier. « Une commission nationale chargée du suivi du dossier a été mise en place afin d’identifier des solutions qu’il a qualifiées d’utiles et équilibrées, dans le cadre des discussions en cours sous médiation africaine », a fait savoir le chef de l’Etat.
Entre la décision arbitrale de La Haye et la signature de l’accord d’Addis-Abeba, une médiation diplomatique soutenue sous l’égide de l’Union africaine aura été déterminante. Initié dès juin 2025 par les présidents Brice Clotaire Oligui Nguéma et Teodoro Obiang Nguema Mbasogo via la création d’un comité d’experts, ce dialogue bilatéral s’est consolidé lors des rencontres de Libreville puis d’Addis-Abeba, porté sur le terrain par l’envoyé spécial de l’UA, Albert Shingiro.
Conclu par le ministre équato-guinéen des Affaires étrangères, Siméon Oyono Esono Angue, et le président de la Cour constitutionnelle gabonaise, Dieudonné Aba’a Owono, en présence du président de la Commission de l’UA, Mahmoud Ali Youssouf, l’accord entérine le statut des îles tout en arrêtant la procédure. Il s’agira désormais d’achever la démarcation de la frontière terrestre, de délimiter les zones maritimes et de maintenir un suivi régulier entre experts. En privilégiant la concertation, les deux républiques sœurs choisissent définitivement la stabilité et la fraternité régionale.



