Guinée équatoriale : Le Parlement

Guinée équatoriale : Le Parlement adopte une vaste refonte des secteurs minier, pétrolier et médiatique

La Chambre des députés de Guinée équatoriale a validé à l’unanimité trois projets de loi majeurs portés par l’exécutif. Cette adoption solennelle, intervenue en séance plénière sous la houlette du Dr Salomón Nguema Owono, redéfinit le cadre juridique régissant les mines, les hydrocarbures et la liberté de la presse.

Le premier volet consacre la réforme de la législation minière. Face à la nécessité de diversifier l’économie, le nouveau texte modernise l’attribution des droits miniers en privilégiant les appels d’offres internationaux transparents. Il introduit un régime fiscal incitatif et des procédures accélérées dédiées aux minéraux critiques, essentiels pour la transition énergétique. L’État entend ainsi renforcer sa gouvernance à travers la création d’institutions techniques de contrôle, tout en imposant de strictes exigences en matière de protection environnementale, de gestion des déchets et de responsabilité sociale des entreprises au profit des communautés locales.

Le second volet cible le secteur des hydrocarbures, pilier historique de l’économie nationale. Conçu pour répondre aux défis de la volatilité des prix et de la transition mondiale, il actualise la loi de 2006. En offrant des allègements fiscaux et des conditions d’accès assouplies aux investisseurs, le pays cherche à relancer la production des gisements matures et à accélérer la monétisation du gaz naturel. Tout en garantissant la sécurité des capitaux étrangers, le texte réaffirme la souveraineté de l’État sur le sous-sol et renforce la politique de contenu national, exigeant la formation et l’intégration de la main-d’œuvre locale.

Enfin, la modernisation du cadre médiatique abroge la loi de 1997 jugée obsolète. Ce troisième texte constitutionnalise le droit à l’information et intègre pour la première fois la régulation du journalisme numérique, l’adaptant aux réalités de l’ère moderne tout en préservant le pluralisme et l’identité culturelle nationale.

Sallués par les ministres sectoriels Antonio Oburu Ondo et Juan José Ekuna Esono, ces textes jettent les bases réglementaires indispensables à l’atteinte des objectifs du Plan national de développement Horizon 2035.