Guinée Équatoriale : 40 milliards FCFA pour mettre fin aux coupures Internet
- Le corporate
- 9 avril 2026
- Editorial
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Le gouvernement équato-guinéen vient d’élaborer un plan d’urgence qui vise à stabiliser la connexion nationale via un raccordement au câble sous-marin international de dernière génération, « Medusa ».
Face à l’instabilité chronique du réseau Internet subie ces dernières années, l’exécutif de Guinée Équatoriale a validé ce jeudi les conclusions d’une étude stratégique menée par le cabinet MASON. Présidée par le Vice-président de la République, S.E. Nguema Obiang Mangue, cette réunion au Palais du Peuple à Malabo marque le lancement officiel du processus de sécurisation de la fibre optique sur l’ensemble du territoire national.
Une solution nommée « Medusa »
Pour remédier aux limitations techniques du câble actuel (ASD) et aux incidents récurrents, le rapport préconise l’interconnexion avec le câble sous-marin Medusa. Cette infrastructure de pointe, qui relie l’Europe au nord de l’Afrique, est présentée par les experts comme la garantie d’une amélioration radicale de la vitesse, de la stabilité et de la capacité du réseau national.
Le projet prévoit un point d’atterrissage stratégique à Bome, dans la ville de Bata. Ce choix se justifie par la forte densité de population de la région continentale et sa proximité avec la capitale, La Paz. Le coût global de l’initiative est estimé entre 20 et 60 millions d’euros (soit près de 40 milliards FCFA), sous réserve de la validation des études maritimes finales et de la formalisation des accords de financement.
Bien que le Vice-président ait salué la pertinence de la proposition, celle-ci doit encore passer par le filtre d’une commission technique travaillant en lien direct avec les promoteurs du projet Medusa. Si les étapes administratives et techniques sont respectées, la mise en service de cette nouvelle liaison est projetée entre 2029 et 2030.
L’étude, initiée en 2023, ne s’est pas limitée aux aspects financiers. Elle a intégré l’impact social et climatique de la zone de transport Internet. Pour le gouvernement, cet investissement massif n’est pas seulement technique, mais éminemment politique : il s’agit de poser les bases d’une transformation numérique fiable et compétitive, condition sine qua non du développement économique et social du pays à l’horizon 2030.



