Alain-Claude Kouakoua

Gabon : Seul candidat en lice, Alain-Claude Kouakoua élu à 100 % à la tête de la FEG

Au terme du scrutin exceptionnel du 12 juin 2026 organisé au siège de la Fédération à Libreville, le puissant homme d’affaires a été élu président de la Fédération des Entreprises du Gabon par les membres du Bureau Exécutif Élargi. Le vote a été acquis à l’unanimité, sans concurrent.

Le résultat était prévisible depuis le 8 juin. Lorsque le Comité de Conformité des Mandats a publié la liste définitive des candidats, une seule ligne était renseignée, celle d’Alain-Claude Kouakoua. Les lignes prévues pour d’éventuels concurrents sont restées vides. Le scrutin, convoqué à titre exceptionnel pour conférer un mandat de plein exercice au président par intérim, s’est donc tenu sans opposition.

Patron de Mika Services, Kouakoua assurait l’intérim depuis que Henri-Claude Oyima avait cédé son fauteuil en mai 2025, à la suite de sa nomination au gouvernement. En prenant les rênes à titre intérimaire, Kouakoua avait achevé le mandat de trois ans d’Oyima. Le scrutin du 12 juin lui ouvre désormais droit à un mandat propre.

Dans son discours de campagne prononcé la veille devant le Bureau Exécutif Élargi, Kouakoua a posé les termes de son mandat en des formules à la portée politique assumée. « Nous représentons plus de mille entreprises. Nous contribuons à près de 80 % de la richesse nationale. Nous concentrons près de 90 % de l’emploi formel. Nous ne sommes pas un acteur parmi d’autres. Nous sommes l’un des piliers de l’économie nationale », a-t-il déclaré devant les membres réunis.

Le contexte dans lequel s’inscrit ce mandat est particulièrement chargé. Le Plan national de croissance et de développement 2026-2030 fixe un objectif de 27 000 milliards FCFA d’investissements, dont 18 000 milliards attendus du secteur privé. Du 4 au 11 juin, Kouakoua représentait déjà la FEG aux travaux du Haut Conseil pour l’Investissement, aux côtés du vice-président Hermann Immongault et du secrétaire général du gouvernement.

La nouvelle présidence hérite également d’un agenda social et financier sous tension. Lors de la présentation des vœux au chef de l’État en janvier 2026, Kouakoua avait publiquement identifié quatre freins structurants à savoir l’asphyxie financière des entreprises liée aux arriérés de la dette intérieure, la concurrence déloyale du secteur informel, les coûts logistiques prohibitifs et la fragilité de la protection sociale. Ces dossiers constitueront les premières priorités du mandat qui s’ouvre.