Gabon : plus de 3 000 milliards de FCFA de dépôts bancaires en 2024, soit 6,8 % du marché de la CEMAC
- Le corporate
- 17 décembre 2025
- Editorial
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Le Gabon est le seul pays à faire face à une baisse significative de ses dépôts (-2 %), perdant ainsi des parts de marché au sein de la zone CEMAC au cours de la période sous-revue.
Selon le rapport annuel 2024 de la Commission Bancaire de l’Afrique Centrale (COBAC),l’encours global des dépôts bancaires dans la CEMAC a atteint 17 995,1milliards FCFA, en nette progression par rapport aux 16 631 milliards FCFA enregistrés en 2023. Malgré cette croissance régionale, la dynamique est fortement contrastée entre les six pays membres.
Le Cameroun confirme sa position de poids lourd financier de la sous-région. Le pays de Paul Biya maintient sa position dominante avec un encours de 8 362milliards FCFA. Il affiche également une croissance significative des dépôts de602 milliards FCFA, soit une hausse de +7,2 % en glissement annuel.
Plusieurs autres pays ont également enregistré une forte progression. Le Tchad a réalisé la plus forte croissance relative avec une augmentation de 419 milliards FCFA (+28,6%), portant ses dépôts à 1 883,5 milliards FCFA. L’encours du Congo s’établit à2 723,7 milliards FCFA, en hausse de 214 milliards FCFA (+8,5 %). En Guinée Equatoriale, les dépôts bondissent de +10 % pour atteindre 1 684,6 milliards FCFA. Malgré un volume plus faible (321,7 milliards FCFA, soit 1,8 % de parts de marché), la République Centrafricaine (RCA) affiche une progression de +11,7%.
Le Gabon, seul pays en retrait
Le Gabon est le seul pays de la CEMAC à enregistrer une baisse des dépôts en 2024. Avec un encours de 3 019,3 milliards FCFA. Ses dépôts ont reculé de 61 milliards FCFA (-2 %) par rapport à 2023. Ce léger repli a fait perdre des parts de marché au pays de Brice Clotaire Oligui, qui est passé de 18,5 % en 2023 à 16,8% des parts du marché de la CEMAC en 2024.
Le même rapport de la COBAC précise que la structure des dépôts dans la CEMAC est très largement dominée par le secteur privé. En 2024, les catégories de dépôts se répartissent comme suit : les dépôts privés : 12 962,3 milliards FCFA (le moteur de la croissance). Les Dépôts des administrations publiques représentent 2 091,6milliards FCFA, les dépôts non-résidents : 1 141,6 milliards FCFA, les dépôts des entreprises publiques : 926,2 milliards FCFA. Cette domination du secteur privé souligne l’importance croissante de la liquidité des ménages et des entreprises dans la zone.



