Gabon : l’Etat engage 2,7 milliards de FCFA pour le paiement partiel des vacations des examens de la session 2025

La mesure a été annoncée le 13 janvier 2026 par la ministre de l’Éducation nationale, Camélia Ntoutoume Leclerq, à l’ouverture des travaux de la Commission tripartite interministérielle, réunissant les ministères de la Fonction publique, de l’Éducation nationale et du Budget.

À la suite des travaux de la commission tripartite interministérielle ouverte le 13 janvier 2026, le gouvernement gabonais a dévoilé une série de mesures structurelles et financières visant à mettre un terme à la grève des enseignants qui paralyse le système éducatif depuis le 10 décembre 2025 Réunissant les portefeuilles de la Fonction publique, de l’Éducation nationale et du Budget, cette commission a acté une première réponse aux revendications syndicales. La ministre de l’Éducation nationale, Camélia Ntoutoume Leclerq, a ainsi annoncé le déblocage de 2,7 milliards FCFA destinés au paiement partiel des vacations des examens de la session 2025, un point de crispation majeur pour les grévistes.

Sous l’impulsion directe du président Brice Clotaire Oligui Nguema, le secrétariat général du gouvernement a précisé, ce 14 janvier, un calendrier d’exécution débutant en février 2026. Ce plan de stabilisation repose sur une intégration massive de nouveaux effectifs : la mise en solde immédiate de 328 diplômés des Écoles Normales Supérieures (ENS et ENSET, l’entrée en présalaire pour 692 sortants des écoles d’instituteurs (ENIL et ENIF) ainsi que pour 108 enseignants spécialisés dans les disciplines scientifiques, la reconnaissance des « bénévoles » : Un effort social inédit est consenti pour 1 810 enseignants anciennement bénévoles, qui accèdent désormais au statut de présalaire.

Sur le plan administratif, le gouvernement s’attaque au stock de dossiers en attente. Sur les 6 574 dossiers déjà codifiés à la Fonction publique, 4 000 situations seront régularisées prioritairement. Ce volet inclut les titularisations, les avancements automatiques et les reclassements après stage. Ces annonces marquent une volonté de l’exécutif de restaurer un climat de confiance avec les partenaires sociaux et les parents d’élèves, tout en apportant des solutions durables aux précarités qui minent l’efficacité du système éducatif gabonais.