‎Gabon : le SIGFIP, pour une gestion centralisée des finances publiques

‎Pour se conformer à l’exigence d’unicité des caisses publiques, le gouvernement gabonais accélère la mise en œuvre du Système Intégré de Gestion des Finances Publiques (SIGFiP). Ce projet, dont l’entrée en vigueur est prévue dès janvier 2026, vise doter l’État d’un outil de pilotage en temps réel des recettes et dépenses.

‎Le Comité de pilotage du SIGFiP a tenu sa deuxième réunion de travail ce 10 novembre à Libreville, sous la présidence du ministre d’État à l’Économie et aux Finances, Henri-Claude Oyima. Occasion pour les participants de faire le point sur l’état d’avancement du projet, et d’en repréciser les contours.

‎Le dispositif permettra, dès son déploiement, de centraliser les recettes fiscales et douanières, d’exécuter les dépenses budgétaires — qu’il s’agisse du fonctionnement, de l’investissement ou du service de la dette —, de gérer les marchés publics et d’encaisser les recettes non fiscales. L’ensemble de ces opérations sera piloté via une plateforme unique, adossée au Trésor public, précise le communiqué de presse du ministère de l’Economie et des Finances.

‎Toujours selon la note, le SIGFiP offrira une simplification notable des démarches pour les contribuables, une visibilité en temps réel sur les paiements en cours, ainsi qu’un rapprochement bancaire automatisé. Il générera également une quittance unique émise par le Trésor, tout en constituant un outil de travail commun aux agents du Trésor, des Impôts et des Douanes.

‎Ce projet, pour rappel, trouve son fondement juridique dans l’article 80 de la loi organique relative aux lois de finances, qui stipule que « Les ressources publiques sont toutes, quels qu’en soient la nature et l’attributaire, encaissées et gérées par des comptables publics nommés sur proposition du ministre chargé du Budget et placés sous son autorité. Elles sont versées et conservées dans un compte unique ouvert au nom du Trésor (…) ».