Gabon : le FMI salue les réformes engagées par le gouvernement malgré l’appel à la prudence
- Le corporate
- 10 mars 2026
- Editorial
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Dirigée par Mme Aliona Cebotari, l’équipe de l’institution de Bretton Woods a multiplié les échanges de haut niveau pour évaluer la mise en œuvre du Plan National de Croissance et de Développement (PNCD).
Au terme d’une mission technique intense menée du 25 février au 6 mars 2026 à Libreville, le Fonds monétaire international (FMI) a rendu ses premières conclusions sur la trajectoire économique du Gabon. Dirigée par Mme Aliona Cebotari, l’équipe de l’institution de Bretton Woods a multiplié les échanges de haut niveau pour évaluer la mise en œuvre du Plan National de Croissance et de Développement (PNCD).
Le communiqué final de la mission souligne une réception positive des réformes structurelles engagées. Le FMI a notamment mis en lumière les « avantages potentiels des réformes en cours visant à améliorer la gestion des finances publiques, la bonne gouvernance et le climat des affaires ». Cette reconnaissance marque une étape clé pour Libreville, qui s’efforce de restaurer sa crédibilité auprès des bailleurs de fonds internationaux.
L’institution insiste particulièrement sur la lutte contre la corruption, un pilier central pour assainir l’économie nationale. Toutefois, ce soutien s’accompagne d’une recommandation de rigueur : Mme Cebotari a rappelé l’importance « cruciale de mener des politiques budgétaires et financières prudentes ». Pour le FMI, cette discipline est le seul rempart capable de préserver la stabilité macroéconomique du Gabon, mais aussi de l’ensemble de la zone CEMAC.
La portée de cette mission s’est illustrée par la diversité et le rang des interlocuteurs rencontrés. Au-delà des échanges avec le Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, et le président de l’Assemblée nationale, l’équipe du FMI s’est entretenue avec les ministres de l’Économie (Thierry Minko) et de la Planification (Louise Pierrette Mvono).
Un point saillant de cette visite a été le dialogue avec la Task-force présidentielle sur la dette. Cette étape suggère une volonté du FMI de confronter les chiffres officiels aux réalités des audits internes, garantissant une transparence totale sur les engagements financiers du pays. Les discussions avec la BEAC et les entreprises publiques complètent ce tableau d’un audit exhaustif de la santé financière nationale.
Ce passage à Libreville ne constitue qu’un prélude. Le dialogue se poursuivra dans les semaines à venir, avec en ligne de mire les réunions de printemps du FMI à Washington. Ces prochaines échéances seront déterminantes pour définir les contours d’un éventuel nouveau programme de financement, ardemment souhaité par les autorités gabonaises pour soutenir l’émergence du pays.



