Gabon : le budget 2026 projeté à 7 233,3 milliards FCFA, en hausse de 72 %
- Le corporate
- 12 septembre 2025
- Editorial
- 0Commentaires
Le Conseil des ministres de ce 9 septembre a esquissé les grandes orientations du projet de loi de finances (PLF) 2026, l’un des plus ambitieux de l’histoire du pays. Ce budget est projeté à 7 233,3 milliards FCFA en ressources et en dépenses, soit une progression de 72 % par rapport à celui de 2025, qui s’élevait à 4 204,9 milliards FCFA.
Cette hausse traduit la volonté du gouvernement d’accélérer la mise en œuvre du projet de société présidentiel, en s’appuyant sur un niveau d’investissement public inédit, de l’ordre de 3 321,5 milliards FCFA (46% du budget total, contre 30% en 2025). Les priorités affichées concernent les infrastructures, l’énergie, l’eau, le numérique, le logement et le capital humain, précise le communiqué final du Conseil des ministres.
Le besoin de financement sera couvert à 60 % par des ressources en monnaie locale mobilisées sur le marché financier régional et à 40 % par des emprunts extérieurs, négociés « dans le respect de la soutenabilité de la dette », précise le communiqué final.
Pour soutenir cette trajectoire, le gouvernement table sur une croissance économique de 7,9 % en 2026, contre une moyenne de 2,4 % anticipée par la Banque mondiale sur la période 2025-2027. Cette performance, le Gabon la repose sur un secteur hors pétrole en progression de +9,2 %.
Les recettes brutes de l’État sont projetées à 4 327,2 milliards FCFA, dont 1 525 milliards issus du pétrole, 1 541,4 milliards de la fiscalité intérieure et 707,3 milliards des douanes. Après prélèvements, les recettes nettes atteindraient 3 664,1 milliards FCFA. Cette mobilisation accrue s’appuierait sur la digitalisation de l’administration fiscale, l’interdiction des exonérations, l’élargissement de l’assiette fiscale et la rationalisation des subventions.
Les dépenses de fonctionnement sont quant à elles évaluées à 3 569 milliards FCFA, absorbant presque la totalité des recettes. Elles couvrent notamment le service de la dette (1 676,7 milliards FCFA), les dépenses de personnel (959,7 milliards FCFA) et les transferts sociaux (441,4 milliards FCFA).



