Gabon : La SFI et Hydroneo lancent les études du barrage d’Irouba

La filiale de la banque mondiale dédiée au secteur privé et le producteur indépendant Hydroneo ont signé un accord à Libreville pour financer les études du barrage d’Irouba. Le projet de 25 MW vise à réduire la dépendance du Gabon aux centrales thermiques.

La Société financière internationale (SFI) et Hydroneo ont officialisé en début de semaine, à Libreville un accord portant sur le financement des études techniques, environnementales et sociales du barrage d’Irouba. Ces travaux préparatoires constituent le préalable à la décision finale d’investissement.

Ce partenariat confère à Hydroneo une caution de bancabilité internationale. L’entreprise gère déjà un portefeuille de 81 MW au Gabon, avec les sites d’Egoumbi et Boukondzo. L’adossement à la SFI doit faciliter la mobilisation des capitaux nécessaires à la construction effective de la centrale.

L’enjeu dépasse le seul projet d’Irouba. Le Gabon n’exploite aujourd’hui que 15 % de son potentiel hydroélectrique, estimé à 6 000 MW. Dans ce contexte, la capitale reste exposée aux tensions d’approvisionnement, comme l’illustrent les impayés de 15 milliards FCFA accumulés auprès de l’opérateur de centrale flottante Karpowership.

Le barrage d’Irouba s’inscrit dans le plan national d’investissement de plus de 900 milliards FCFA piloté par Gabon Power Company. À terme, il viendra compléter d’autres projets en cours, dont Kinguélé Aval (35 MW) et Ngoulmendjim (82 MW).

Pour les autorités gabonaises, l’objectif est double : stabiliser le réseau électrique national et réduire le coût de production thermique, qui pèse sur les finances publiques. Le vice-président Hugues Alexandre Barro Chambrier a rappelé que la maîtrise de l’énergie conditionne la croissance du PIB et les engagements climatiques du pays.