Finances publiques : la Guinée Equatoriale réduit ses dépenses 43 % au troisième trimestre 2025 

Malgré une chute inquiétante de 27 % de ses recettes globales, la Guinée Équatoriale a réussi ce redressement spectaculaire, en réduisant ses dépenses publiques de plus de 43 %. Entre gel des investissements et rationalisation du train de vie de l’État, le pays s’impose une discipline de fer pour stabiliser ses comptes.

Entre juillet et septembre2025, la Guinée Equatoriale a débloqué 234,4 milliards FCFA au titre des dépenses selon le ‘’Rapport sur les Comptes nationaux’’ publié par l’Institut national de la statistique (INEGE). Ce chiffre est en baisse de 117,4 (-43,1 %)par rapport à la période en 2024. Cette réduction du train de vie de l’Etat a contribué à réduire de 98,8% à 1,1 milliard FCFA le déficit budgétaire car, les recettes ont plutôt chuté de 27% pour s’établir à 233,3 milliards FCFA.

Le redressement financier de la Guinée Équatoriale repose sur une réduction massive de 43,1 % des dépenses totales (soit -177,4 milliards FCFA) entre fin2024 et fin 2025. Cette rigueur s’articule autour de deux axes : la réduction du train de vie de l’État : Les dépenses courantes ont chuté de 37,5 % (178,8milliards FCFA), reflétant une rationalisation du fonctionnement administratif. Les dépenses d’équipement ont été divisées par deux, tombant à 55,6 milliards FCFA (-55,7 %). Seule la masse salariale déroge à cette tendance avec une hausse de 8 % (66,3 milliards FCFA).

La Guinée Équatoriale a essuyé un repli de 27 % de ses recettes globales au cours de la période sous-revue. Cette baisse est principalement due au secteur des hydrocarbures (environ 80% des revenus du pays), dont les recettes ont chuté de 30,2 % pour s’établir à 178,2 milliards FCFA. En parallèle, les recettes non pétrolières ont également décliné de 14,6 %, pour s’établir à 55,1 milliards FCFA.

Rappelons que la Guinée Equatoriale a enregistré un excédent budgétaire de 148,4milliards FCFA au premier semestre 2025 avec 805,5 milliards FCFA de recettes pour des dépenses s’élevant à 657,1 milliards FCFA.