Émission mobile : Le Gabon devance le Cameroun en valeur avec deux fois moins d’acteurs
- Le corporate
- 31 juillet 2026
- Editorial
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Les données du premier semestre 2026, présentées à l’atelier de révision de la grille tarifaire du GIMAC à Douala, montrent que le Gabon dépasse le Cameroun en valeur de transactions d’émission mobile interopérable, avec deux fois moins de participants recensés dans le tableau du GIMAC.
Sur l’émission mobile interopérable du premier semestre 2026, trois participants gabonais totalisent 141,3 milliards FCFA, contre 113,7 milliards FCFA pour six participants camerounais. Le Gabon dépasse ainsi le Cameroun en valeur, avec la moitié des acteurs recensés.
En nombre de transactions, l’ordre s’inverse. Les six participants camerounais totalisent 4 914 717 transactions, contre 4 298 111 pour les trois gabonais. Le ticket moyen s’établit néanmoins à environ 32 900 FCFA par transaction au Gabon, contre 23 100 FCFA au Cameroun, soit un écart proche de 42%.
Le classement par participant confirme cette avance. Moov Gabon occupe la première place du tableau, avec 1 996 325 transactions pour 68,1 milliards FCFA. Airtel Gabon suit en deuxième position, avec 1 990 401 transactions pour 55,8 milliards FCFA. Ces deux opérateurs devancent chacun, pris isolément, Afriland First Bank, première institution camerounaise du classement, avec 1 767 374 transactions pour 60,2 milliards FCFA. BGFI Gabon complète le trio gabonais, avec 311 385 transactions pour 17,3 milliards FCFA.
Côté camerounais, MTN Cameroun et Orange Cameroun suivent Afriland First Bank, avec respectivement 16,6 milliards et 13,9 milliards FCFA. CCA Bank, SG Cam et BGFI Cameroun complètent le tableau, chacun sous 12 milliards FCFA.
Cette hiérarchie tranche avec le poids économique habituellement associé au Cameroun dans les statistiques régionales de paiement mobile. Elle intervient alors que le GIMAC révise sa grille tarifaire à Douala, les 30 et 31 juillet 2026. Dans son mot d’ouverture, le directeur général du GIMAC a évoqué « des plafonds à mieux ajuster à la réalité du marché » parmi les axes de la révision, et fixé pour objectif de faire de GIMACPAY « le moteur incontesté des paiements interopérables en Afrique Centrale ».
Le Gouverneur de la BEAC a, de son côté, rappelé qu’« une norme technique, aussi innovante soit elle, ne peut réussir que si elle s’accompagne d’un cadre économique équitable et incitatif ». Il a ajouté que la révision vise « une tarification plus transparente, plus lisible, qui encourage les petits paiements de la vie courante ».



