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Dette : la Centrafrique rembourse 20,5 milliards FCFA à BGFI et BSIC à fin juin 2026

La République centrafricaine a remboursé 20,5 milliards FCFA à ses créanciers régionaux : BGFI Bank et la Banque sahélo-saharienne pour l’investissement et le commerce (BSIC) au premier semestre 2026, selon le ministère des Finances et du Budget.
Ce remboursement s’inscrit dans un contexte de dépassement global des charges de trésorerie de l’État, dont le règlement des tirages BGFI/BSIC constitue la principale composante. Pour le ministère des Finances, ce dépassement résulte pour l’essentiel de charges inscrites dans la loi de finances, notamment au Fonds monétaire international (12,27 milliards FCFA) et le remboursement des tirages BGFI/BSIC, qui constitue la contrepartie des ressources de trésorerie exceptionnelles mobilisées.

Ces dépenses excédentaires ont pu être couvertes par une mobilisation de ressources de trésorerie tout aussi conséquente : 82,58 milliards FCFA au premier semestre 2026, soit un taux de réalisation de 124,93 % par rapport à l’objectif annuel de 66,10 milliards FCFA, dont un tirage spécial auprès de BGFI et BSIC (20,47 milliards FCFA) et d’autres recettes évaluées à 1,07 milliard FCFA.

C’est ce tirage spécial qui explique, l’ampleur du remboursement observé sur la période. « Ce dépassement s’explique principalement par le recours au tirage spécial auprès de BGFI et de la BSIC, non inscrit dans la loi de finances initiale », précise le ministère des Finances.
Autrement dit, l’État centrafricain a emprunté en urgence auprès de ces deux établissements pour faire face à ses besoins de liquidités, avant d’en rembourser une large part dès ce premier semestre.

Ce mécanisme illustre la dépendance croissante du Trésor public centrafricain à des financements bancaires de court terme, en complément des instruments plus classiques que sont les titres publics, pour combler ses besoins de trésorerie immédiats.