Congo : le chiffre d’affaires des industries alimentaires recule à 82,5 milliards de FCFA au premier trimestre 2026
- Le corporate
- 14 juillet 2026
- Editorial
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Plombé par des difficultés logistiques et énergétiques qui minent la minoterie, le chiffre d’affaires des industries alimentaires au Congo a reculé de 2,2 % au premier trimestre 2026.
Le secteur agroalimentaire congolais amorce l’année 2026 sous tension. Au premier trimestre, le chiffre d’affaires global des industries alimentaires a enregistré un recul de 2,2 % sur un an, s’établissant à 82,59 milliards de FCFA (82 593 millions de FCFA) contre 84,44 milliards de FCFA à la même période en 2025.
Cette contre-performance est la conséquence directe d’un repli de l’activité productive. En effet, la production totale des industries alimentaires a baissé de 2,7 % en glissement annuel au terme des trois premiers mois de l’année.
Le principal facteur de ce ralentissement réside dans les difficultés structurelles qui pèsent sur les produits de minoterie. Ce segment clé a vu sa production chuter de 3,8 %, entraînant dans son sillage une baisse significative de 7,4 % de son chiffre d’affaires. Les opérateurs du secteur ont dû faire face à des obstacles persistants, notamment des contraintes logistiques majeures, des perturbations dans les réseaux de transport, ainsi que des défaillances récurrentes dans l’approvisionnement en électricité et en carburant. Ces facteurs cumulés ont fortement perturbé les chaînes de fabrication et d’acheminement des produits céréaliers.
Cependant, ce tableau sombre est légèrement atténué par la résilience des autres segments du secteur. À l’inverse de la minoterie, la catégorie des « autres produits alimentaires » a affiché une dynamique positive, enregistrant une progression de sa production de 14,0 % en glissement annuel.
Malgré ce sursaut, la croissance de ces activités secondaires n’a pas suffi à compenser le poids de la crise de la minoterie sur les résultats globaux du secteur. Pour le Congo, ce début d’année met en lumière la fragilité d’un tissu industriel encore fortement tributaire de l’amélioration du climat des affaires et des infrastructures énergétiques et logistiques.


