Congo : la dette publique augmente de 337,3 milliards de FCFA en trois mois
- Le corporate
- 28 août 2026
- Editorial
- 0Commentaires
La dette publique du Congo reste dominée à 58,29 % par le volet domestique.
9 564,28 milliards de FCFA. C’est le stock de la dette publique du Congo au 30 juin 2026, selon le bulletin statistique du ministère des Finances et du Budget. À cette date, le stock de la dette publique s’est établi à 9 564,28 milliards de FCFA, en hausse de 337,3 milliards de FCFA (+3,66 %) par rapport au niveau de 9 227,01 milliards de FCFA observé trois mois plus tôt. La structure du portefeuille de la dette demeure dominée par les engagements contractés auprès des créanciers domestiques, dont la part ressort à 58,29 % de la dette totale (5 575,21 milliards de FCFA), contre 41,71 % (3 989,07 milliards de FCFA) pour la dette à l’égard des créanciers extérieurs.
S’agissant de la dette extérieure, celle-ci se répartit entre les créanciers commerciaux (35,60 %, dont 29,95 % pour les sociétés financières et 5,66 % pour les divers créanciers non assurés), les créanciers bilatéraux (33,39 %) et, enfin, les créanciers multilatéraux (31,00 %).
Quant à la dette intérieure, elle se structure comme suit : la dette de marché, qui en constitue la principale composante (53,91 %), est essentiellement portée par les Obligations du Trésor Assimilables (78,47 %) et les Bons du Trésor Assimilables (21,53 %) ; vient ensuite la dette intérieure non conventionnée (23,75 %), comprenant principalement les arriérés commerciaux et sociaux ; enfin, la dette intérieure conventionnée hors marché des titres (22,34 %) regroupe les allocations de Droits de Tirage Spéciaux (DTS), les concours consolidés de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), ainsi que la restructuration de créances intérieures.
Cette progression continue de l’endettement, portée principalement par le marché domestique, illustre la dépendance croissante du Trésor congolais aux financements internes pour couvrir ses besoins budgétaires, dans un contexte où l’accès aux financements extérieurs concessionnels demeure contraint.


