Commission de la CEMAC : Le Gabon cumule 6,1 milliards de FCFA d’arriérés malgré son statut de « meilleur élève »
- Le corporate
- 23 février 2026
- Editorial
- 0Commentaires
Malgré une contribution jugée exemplaire par rapport à ses voisins de la sous-région, le Gabon n’échappe pas à la crise de financement qui secoue la CEMAC. À la fin de l’exercice 2025, Libreville affiche une ardoise de 6,1 milliards de FCFA au titre de la Taxe communautaire d’intégration (TCI).
Lors de la séance plénière du Parlement communautaire tenue le 16 février 2026 à Malabo, le vice-président de la Commission, Charles Assamba Ongodo, a révélé que le Gabon totalise 6,1 milliards FCFA d’impayés au titre de la TCI. Si ce montant peut paraître élevé, il place le Gabon comme le pays le moins endetté de la Communauté, loin derrière les 263,5 milliards de FCFA de dette globale qui asphyxient l’institution.
Le rapport 2025 souligne un paradoxe : le Gabon, aux côtés du Cameroun, est l’un des deux seuls États membres à avoir effectué des versements supérieurs au « minimum égalitaire » l’année dernière. Dans un contexte où le taux de recouvrement global de la TCI a plafonné à 59,9 % (31,09 milliards collectés sur 51,9 milliards attendus), la discipline relative de Libreville a permis d’éviter un effondrement total de la trésorerie communautaire.
Le Gabon, dernier de la liste des débiteurs
Comparé à ses partenaires de la CEMAC, le poids de la dette gabonaise reste marginal dans le stock total d’impayés : République centrafricaine (61,8 milliards de FCFA)suivie du Cameroun (59,9 milliards de FCFA), le Congo, 52,2 milliards FCFA, le Tchad: 49,1 milliards FCFA, la Guinée équatoriale (34,1 milliards de FCFA) et le Gabon (6,1 de milliards FCFA).
Malgré ces disparités, la Commission de la CEMAC martèle que le financement demeure le« principal obstacle à la réalisation du mandat communautaire ». Pour mettre fin à l’incertitude budgétaire, le rapport préconise le durcissement du cadre de collecte. « La mise en œuvre stricte du mécanisme autonome de recouvrement de la TCI constitue un impératif stratégique pour garantir la soutenabilité financière de la Communauté », conclut Charles Assamba Ongodo.



