Cobalt en RDC : Le géant minier Eurasian Resources Group anticipe une reprise dès 2026 pour doubler sa production

Le géant minier Eurasian Resources Group (ERG) traverse une phase de réajustement majeuren République démocratique du Congo.  

L’année 2025 a été marquée par une réduction drastique de 70 % de sa production d’hydroxyde de cobalt, tombant à 5 700 tonnes, contre 19 000 tonnes en 2024. Ce repli délibéré répond directement aux mesures de régulation imposées par Kinshasa — interdiction d’exportation puis instauration de quotas — pour stabiliser les cours mondiaux face à un excédent d’offre.

Pourcontrer la chute des prix du cobalt, composant vital des batteries de véhiculesélectriques, la RDC a également instauré une réserve stratégique. Cettepolitique a eu un impact immédiat sur les flux commerciaux : selon les donnéesd’Access World, les exportations nationales ont chuté à 48 800 tonnes aupremier trimestre 2026, contre 123 000 tonnes l’année précédente. Dans cecontexte, ERG, soutenu à 40 % par l’État kazakh, doit composer avec laconcurrence féroce des leaders mondiaux comme Glencore et le groupe chinoisCMOC.

Malgré ces vents contraires, ERG anticipe une reprise partielle dès 2026, avec l’objectif de doubler sa production de cobalt par rapport à 2025, s’appuyant sur un quota d’exportation fixé à 12 325 tonnes, selon les informations de l’agence Reuters.

Si lecobalt subit des pressions, le cuivre demeure un moteur de croissance robustepour les actifs africains du groupe. La production de concentré de cuivre abondi de 25 % en 2025, atteignant 47 600 tonnes grâce à l’extension de la mineFrontier. Pour l’année en cours, ERG projette une hausse globale de 9 % de saproduction de cuivre (162 000 tonnes). Ces performances en RDC, optimisées par une réduction des coûts, ont permis à la branche africaine de contribuer à hauteur de 24 % à l’EBITDA total du groupe (2,1 milliards de dollars),confirmant le rôle central du bassin congolais dans la stratégie d’Eurasian Resources Group.