Cameroun :après 21 ans, le Cameroun lance son 4e recensement en avril pour 13 milliards FCFA
- Le corporate
- 17 mars 2026
- Editorial
- 0Commentaires
La particularité de cette édition est qu’elle sera couplée au Recensement Général de l’Agriculture et de l’Élevage (RGAE).
Le Cameroun s’apprête à franchir une étape statistique majeure. Par un arrêté signé le 6 mars 2026, le Premier ministre, Joseph Dion Ngute, a officiellement fixé les dates du quatrième Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH). Particularité de cette édition : elle sera couplée au Recensement Général de l’Agriculture et de l’Élevage (RGAE).
Du 24avril au 29 mai 2026, soit durant 35 jours, des milliers d’agents recenseurs seront déployés sur l’ensemble du territoire national. Leur mission : procéder à un dénombrement exhaustif de la population, des ressources agricoles et du cheptel. Ce couplage stratégique répond à une double exigence : rationaliser les dépenses publiques et moderniser la collecte grâce à des outils numériques garantissant la fiabilité et la célérité du traitement des données.
L’opération bénéficie d’une enveloppe de 13,28 milliards de FCFA, soutenue à hauteur de 7milliards par la Banque mondiale. Le dernier recensement, réalisé en 2005, estimait la population à 20 millions d’habitants. Alors que les projections actuelles de l’ONU tablent sur 28millions de personnes, l’obtention de données fraîches est devenue impérative. Institué par décret présidentiel depuis 2015, ce RGPH 2026 est l’outil indispensable pour planifier le développement territorial, évaluer les besoins sociaux (écoles, hôpitaux) et anticiper le dividende démographique dans les projections économiques.
Pour sa part, le RGAE a été institué par le décret présidentiel du 29 juin 2015 et a pour mission principale de « mettre à la disposition du gouvernement et des intervenants dans le secteur rural des données fiables, pertinentes et suffisamment désagrégées afin de répondre aux besoins de planification, de suivi/évaluation des initiatives en faveur du développement des secteurs agropastoral et halieutique », selon le ministère de l’Élevage, des Pêches et des Industries animales.


