BGFI Holding Corporation gagne 12,5 % en bourse et triple la capitalisation de la BVMAC
- Le corporate
- 20 juin 2026
- Editorial
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En un mois de cotation à la Bourse des Valeurs Mobilières de l’Afrique Centrale, l’action BGFI Holding Corporation affiche déjà une plus-value de 12,5 %, passant de 80 000 à 90 000 FCFA. Une performance qui consacre l’entrée historique du premier groupe bancaire d’Afrique centrale sur le marché financier régional et redessine profondément le paysage boursier de la CEMAC.
Le 7 mai 2026, BGFI Holding Corporation, maison mère du groupe BGFIBank, est devenue la première multinationale de la zone CEMAC à accéder au compartiment A-Premium de la BVMAC, avec un prix d’introduction fixé à 80 000 FCFA par action. Depuis, le titre a grimpé à 90 000 FCFA, offrant un gain net de 10 000 FCFA par action. Concrètement, un investisseur ayant souscrit 10 actions à l’IPO pour 800 000 FCFA détient aujourd’hui un portefeuille valorisé à 900 000 FCFA, soit 100 000 FCFA de gain latent.
L’effet sur le marché est immédiat et spectaculaire. L’introduction de BGFI Holding a porté la capitalisation du compartiment actions de 479 milliards FCFA à 1 658 milliards FCFA, soit une progression de plus de 246 %. Au total, 566 561 actions ont été admises à la cote, pour une levée de fonds de 45,32 milliards FCFA, avec plus de 7 600 investisseurs issus de 24 pays.
Les personnes physiques ont représenté plus de 71 % des souscriptions, un signal encourageant pour la démocratisation de l’investissement boursier en Afrique centrale. Avec un ratio de couverture des risques à 24 %, soit trois fois le minimum réglementaire de 8 %, et un ratio de liquidité à 126 %, le groupe affiche une solidité financière qui rassure les marchés.
Sur sa lancée, BGFI Holding a annoncé une nouvelle augmentation de capital de 81 milliards FCFA prévue au troisième trimestre 2026, afin d’élargir son flottant et de consolider son statut de locomotive financière de la zone.
La performance du titre reste toutefois à relativiser. La profondeur encore limitée du marché de la CEMAC et le niveau élevé du prix d’entrée à l’IPO demeurent des facteurs de prudence pour les investisseurs retail de la sous-région.



