Guinée équatoriale : la commission d’enquête révèle plus de 2,5 milliards de FCFA de fonds distraits au ministère des Hydrocarbures
- Le corporate
- 22 septembre 2026
- Editorial
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Une commission spéciale d’enquête a présenté au vice-président Nguema Obiang Mangue son rapport sur la gestion des fonds destinés aux frais techniques et à la formation du personnel du ministère des Hydrocarbures, des Mines et de l’Électricité.
Selon ce rapport, entre 2017 et 2022, les compagnies pétrolières déposaient l’intégralité des sommes dues aux employés du ministère sur un compte unique, ouvert à la Société Générale de Bank (devenue depuis Vista Bank Equatorial Guinea). L’analyse des mouvements financiers a permis d’identifier plus de 867 millions de FCFA de paiements dont ni l’origine ni la destination n’ont pu être justifiées, bien qu’ils aient été autorisés par les signataires des comptes concernés.
La commission pointe un système dans lequel les plus hauts responsables de l’ancienne équipe ministérielle auraient joué un rôle actif, notamment via des sociétés créées par de hauts fonctionnaires pour fournir des prestations à leur propre ministère – une configuration jugée propice aux conflits d’intérêts. Le cas d’Equatorial Atlantic SL illustre ce mécanisme : ses paiements, prélevés sur les comptes de frais techniques et de formation, atteignent respectivement 89 millions et 1,2 milliard de FCFA.
Pour la période 2023-2026, l’examen des comptes liés aux frais techniques et aux fonds de formation a permis de détecter de nouvelles opérations jugées irrégulières, pour un total de 2,5 milliards de FCFA. Ces révélations replacent au centre du débat la situation des techniciens du secteur, plusieurs d’entre eux réclamant depuis des années le paiement d’honoraires jugés impayés. Face à ces conclusions, le vice-président a ordonné le remboursement intégral des fonds identifiés et le versement des honoraires dus aux techniciens.
Cette mesure s’inscrit dans une volonté affichée de l’Exécutif de clarifier la gestion des ressources publiques et de renforcer la transparence dans le secteur des hydrocarbures, des mines et de l’électricité.


