Guinée Équatoriale

Guinée Équatoriale : vers la création de l’Institut national pour la promotion de l’emploi pour réduire le taux de chômage

Réuni ce vendredi 4 septembre au Palais du Peuple, le Conseil des ministres a tenu sa quatrième session de l’année 2026, sous la présidence du chef de l’État, Obiang Nguema Mbasogo. Plusieurs sujets d’intérêt général y ont été abordés, notamment l’économie, l’emploi, les relations internationales et la politique sociale.

Sur le volet de l’emploi, le ministère du Travail et de la Promotion de l’emploi, dirigé par Alfredo Mitogo Ada, a soumis à l’approbation du Conseil l’adoption du Programme national pour l’emploi et la formation (PNEF), ainsi que la création de l’Institut national pour la promotion de l’emploi (INFEGE). Un projet de décret portant sur des mesures de politique économique visant à promouvoir l’emploi formel et à réformer le système d’embauche de la Sécurité sociale a également été examiné à cette occasion.

Ces réformes interviennent dans un contexte où l’économie équato-guinéenne reste fortement dépendante des hydrocarbures, selon la Banque africaine de développement (BAD). Si le secteur informel y représente environ 33,4 % du PIB, un niveau inférieur aux moyennes régionale (41,2 %) et continentale (39,6 %), il emploie néanmoins 83 % de la population active, dont 79,5 % d’hommes et 86,9 % de femmes, majoritairement au sein de petits opérateurs concentrés dans les services urbains.

Ce poids de l’informel, où seules 12,6 % des entreprises étaient formelles en 2020, limite fortement la mobilisation des ressources fiscales, dans un secteur confronté à de nombreux obstacles : accès difficile au financement, absence de protection sociale, fiscalité jugée excessive et lourdeurs administratives.

Avec un taux de chômage de 8,3 % en 2023 et un indice de développement humain de 0,674, plaçant le pays au 133ᵉ rang mondial sur 193, ces nouvelles institutions visent à structurer davantage le marché du travail équato-guinéen.