Transports : comment la Guinée Equatoriale se prépare à sortir de la liste noire de l’Agence européenne de la sécurité aérienne
- Le corporate
- 10 août 2026
- Editorial
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La Guinée équatoriale engage une vaste réorganisation de ses secteurs clés pour la période juillet-décembre 2026. Sous la présidence du ministre d’État aux Transports, Honorato Evita Oma, le conseil d’administration du ministère a arrêté 35 objectifs stratégiques.
Validé par le chef de l’État et ordonné par le Premier ministre, ce plan d’action d’urgence vise à transformer le port de Bata en corridor logistique régional pour l’Afrique centrale enclavée, restructurer la compagnie aérienne Ceiba Intercontinental et réaffirmer la souveraineté numérique du pays.
Les priorités opérationnelles se concentrent d’abord sur l’aviation civile. L’État ambitionne de retirer le pays de la liste noire de l’AESA (Agence européenne de la sécurité aérienne) en signant un accord avec l’OACI (Organisation de l’aviation civile internationale). En parallèle, la compagnie Ceiba Intercontinental fera l’objet d’un audit mené par Lufthansa Consulting, assorti d’une obligation immédiate de transparence sur ses dettes et contrats de maintenance. La réouverture de l’aéroport de Bata, la récupération de l’ancien siège de l’ASECNA (Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar) et la préparation du sommet d’accord aérien ICAN 2026 (ICAO Air Services Negotiation Event) complètent le volet aérien.
Sur le plan maritime et logistique, le gouvernement accélère la présentation du business plan du gestionnaire portuaire ALPORT GESA ainsi que le développement du port sec d’Ebebiyín, tout en révisant le décret régissant le Conseil des chargeurs. Enfin, la souveraineté numérique constitue le troisième pilier. Une commission nationale a été créée pour négocier la reprise du domaine internet national .GQ (extension géographique du pays), actuellement opéré par un prestataire étranger.
Pour financer ces réformes et garantir une gestion rigoureuse, un contrôle financier strict est imposé aux entités sous tutelle (ALPORT, Ceiba, Conseil des chargeurs). Elles devront fournir des rapports réguliers et reverser l’intégralité des recettes portuaires, redevances de fréquences et frais d’enregistrement au Trésor public. L’arbitrage final du plan sera soumis au conseil interministériel à Peace City, avant son adoption définitive par le Conseil des ministres, seule instance habilitée à débloquer les financements.



