Congo : le ministre des Finances Christian Yoka défend un budget révisé à 2 778 milliards FCFA
- Le corporate
- 16 juillet 2026
- Editorial
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Le gouvernement congolais ajuste son tir budgétaire pour l’exercice 2026. Réunies en séances plénières le mardi 14 juillet 2026 à Brazzaville, l’Assemblée nationale et le Sénat ont pris acte du projet de loi de finances rectificative (PLFR) présenté par le ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille public, Christian Yoka.
Ce collectif budgétaire consacre une hausse générale des enveloppes de l’État. Le budget révisé s’établit désormais à 2 778 milliards FCFA en recettes, contre 2 550,5 milliards FCFA initialement prévus. Côté dépenses, la feuille de route gouvernementale grimpe à 2 561 milliards FCFA, contre une prévision initiale de 2 320,1 milliards FCFA. Malgré cette hausse des charges, les finances publiques affichent une trajectoire globalement maîtrisée : le solde budgétaire dégage un excédent prévisionnel de 216,9 milliards FCFA, en léger recul par rapport aux 230,3 milliards FCFA projetés en début d’année.
Sur le front de la trésorerie et des financements, la dynamique suit la même courbe ascendante. Les ressources de trésorerie ont été réévaluées à 1 595,3 milliards FCFA (contre 1 240,3 milliards FCFA initialement), tandis que les charges afférentes bondissent à 1 812,3 milliards FCFA (contre 1 470,7 milliards FCFA). Le déficit de trésorerie qui en découle, estimé à 216,9 milliards FCFA, sera intégralement résorbé par l’excédent budgétaire prévisionnel dégagé par l’État, a rassuré Christian Yoka devant les parlementaires.
Cette révision des comptes s’appuie sur une mise à jour des hypothèses macroéconomiques, portée par la bonne tenue des marchés énergétiques. Si le taux de croissance économique est maintenu à 5,5 %, l’inflation, elle, décélère à 2,7 % (contre 3 % initialement). Surtout, Brazzaville profite de la conjoncture pétrolière : le prix du baril de brut congolais a été réévalué à 67 dollars, contre 60,3 dollars dans la loi de finances initiale, soit une hausse de 11 %.
Le reste des indicateurs demeure stable. La production de brut est toujours projetée à 105 millions de barils, sur la base d’un taux de change de 550 FCFA pour un dollar. Les prévisions de production gazière restent également inchangées, avec des objectifs de 137,8 millions de MMBTU pour le GNL, 334 800 tonnes de GPL pour Wing Wah, ainsi que la fourniture de gaz aux centrales électriques du pays (CEC et CED).



