Gabon : Pourquoi la qualité d’internet a chuté depuis une semaine
- Le corporate
- 5 juin 2026
- Editorial
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Depuis la nuit du 27 au 28 mai 2026, les internautes gabonais subissent une baisse significative de la qualité des services internet. Lenteurs et coupures perturbent le quotidien des usagers. À l’origine de cette crise , une panne sur le câble sous-marin ACE, le poumon numérique du pays.
Le Gabon assure ses communications internationales via quatre systèmes de câbles sous-marins à fibre optique, dont trois sont actuellement opérationnels. C’est le système ACE (Africa Coast to Europe) qui subit depuis une semaine une perturbation partielle de ses capacités sur le segment terrestre reliant Libreville à São Tomé selon un communiqué de Cyriaque D. Kouma, Directeur Général d’ACE Gabon du 3 juin 2026. Cette panne technique a immédiatement impacté la bande passante globale, contraignant les opérateurs télécoms et les fournisseurs d’accès internet (FAI) à basculer les flux sur les autres câbles disponibles pour limiter les dégâts.
Une réparation à haut risque ce jeudi 4 juin
Grâce à la réactivité des techniciens nationaux d’ACE Gabon et d’Axione Gabon, l’incident a rapidement été localisé sur la partie terrestre. Toutefois, la délicatesse de l’intervention a nécessité le déploiement d’urgence à Libreville d’experts mandatés d’Alcatel Submarine Networks (ASN). Le bout du tunnel est proche, mais il faudra d’abord passer par une coupure franche. Les opérations de réparation sont programmées ce jeudi 4 juin 2026, entre 00h01 et 13h01. « Ces opérations, délicates et à haut risque nécessitant une technicité particulière, vont entraîner une interruption temporaire des services sur le système de câble sous-marin ACE », apprend-on.
Cyriaque D. Kouma, Directeur Général d’ACE Gabon, s’est voulu rassurant et a affirmé que ses équipes restent pleinement mobilisées aux côtés des experts d’ASN. La direction générale, qui suit la situation de près, promet un retour progressif à la normale dès la fin de l’intervention. En attendant la mi-journée, les usagers devront s’armer d’un dernier surcroît de patient.


