Cameroun : l’État a apuré les arriérés de salaires de 182 milliards FCFA en deux ans
- Le corporate
- 5 juin 2026
- Editorial
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Dans le cadre de l’assainissement de ses finances publiques, le gouvernement camerounais a mis les bouchées doubles. Entre 2024 et 2025, une priorité absolue a été accordée au règlement de la dette salariale des agents publics, pour un montant global de plus de 182 milliards de FCFA.
Le Cameroun poursuit avec méthode l’apurement de ses arriérés intérieurs. Selon un bilan publié le 29 mai par le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, l’État a injecté un total de 463,3 milliards de FCFA sur la période 2024-2025. Cette enveloppe colossale a permis de résorber 61,6 % du stock total de sa dette flottante, désormais évaluée à 752,1 milliards de FCFA.
Au cœur de cette stratégie de désendettement, la dette salariale a constitué le principal chantier. Sur l’enveloppe globale programmée pour les fonctionnaires, l’État est parvenu à solder plus de 182 milliards de FCFA en deux ans. Si le calendrier initial prévoyait une extinction totale de cette créance à la fin de l’année 2025, le Trésor public affiche un léger écart de seulement 10,5 milliards de FCFA par rapport aux prévisions. Un résultat jugé hautement satisfaisant qui redonne du pouvoir d’achat aux agents de l’État.
En parallèle, le remboursement de la dette fiscalo-douanière a largement dépassé les objectifs initiaux, atteignant 50 milliards de FCFA contre les 30,8 milliards prévus. Quant à la dette académique due aux universités d’État, elle a été engagée en totalité, les virements bancaires s’effectuant progressivement au profit des enseignants.
Ce vaste plan d’apurement, adossé à un audit rigoureux de la période 2000-2019, s’étire jusqu’en 2030. Après l’effort massif consenti sur les salaires, l’État s’attaque désormais au règlement de la dette commerciale et sociale pour oxygéner pleinement l’économie nationale.



