Guinée Equatoriale : un délai de 30 jours pour élaborer les plans de restructuration des entreprises publiques
- Le corporate
- 2 juin 2026
- Editorial
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Face au manque de rentabilité chronique des entreprises à participation étatique, le gouvernement s’apprête à durcir le ton. À l’issue d’une réunion de travail de haut niveau tenue ce vendredi au Palais présidentiel, le vice-président de la République, Nguema Obiang Mangue, a ordonné la mise en place de contrôles beaucoup plus stricts pour redresser la trajectoire financière de ces entités stratégiques.
La séance, qui réunissait plusieurs membres du pouvoir exécutif ainsi que les dirigeants des entreprises publiques, a débuté par l’examen d’un rapport financier sans concession. Ce document a mis en lumière un bilan contrasté : si certaines structures s’acquittent de leurs obligations, de nombreuses autres accumulent d’importants retards de paiement concernant la mesure gouvernementale qui leur impose de reverser 10 % de leur chiffre d’affaires annuel à l’État, sous forme d’épargne publique. Conçue pour optimiser la rentabilité des entreprises d’État, cette réglementation se heurte aujourd’hui au laxisme et aux défaillances organisationnelles de plusieurs administrateurs, privant ainsi le Trésor public de recettes cruciales.
Devant ce constat, le vice-président a tapé du poing sur la table en proposant des réformes structurelles immédiates. Pour piloter cette transition, un groupe de travail restreint sera créé. Composé du Premier ministre, du ministère des Finances et de la Direction générale du Trésor, cet organe aura pour mission de tenir des sessions spécifiques afin de concevoir des plans de gestion rigoureusement structurés, visant un double objectif : maximiser la génération de recettes et rationaliser drastiquement les dépenses de fonctionnement.
Parmi les orientations stratégiques déclinées par Nguema Obiang Mangue figure, d’une part, la révision complète des mécanismes internes des entreprises afin d’extirper les inefficacités opérationnelles. Les dirigeants devront obligatoirement soumettre des plans d’action axés sur la croissance des revenus, tandis que les plafonds de dépenses autorisés par les administrations seront sévèrement limités. D’autre part, le vice-président a acté l’instauration d’audits réguliers et indépendants pour éradiquer définitivement le gaspillage des deniers publics.
Pour le numéro deux de l’État, seule une discipline de gestion inflexible et une supervision constante permettront aux entreprises publiques de sortir de la zone de déficit pour devenir de véritables moteurs de la croissance nationale. Les gestionnaires sont désormais engagés dans une course contre la montre : un délai de 30 jours leur a été accordé pour soumettre un programme complet de planification et de restructuration de leurs administrations respectives, qui fera l’objet d’une nouvelle évaluation lors d’une prochaine session gouvernementale.



