GLENCORE

RDC : Les versements fiscaux de Glencore chutent à 272,5 millions de dollars en 2025 (-14%)

Dans son dernier rapport sur la transparence des industries extractives, le géantanglo-suisse Glencore a dévoilé le bilan de ses contributions financières en République démocratique du Congo (RDC).  

 Pour l’exercice 2025, la multinationale aversé un total de 272,542 millions de dollars à l’État congolais, un montantadossé à l’exploitation de ses deux actifs phares dans la riche région duCopperbelt : le projet du Katanga et le projet de Mutanda.

À l’analyse, cette enveloppe globale enregistre une baisse de 14,01 % par rapport à l’exercice 2024, où les versements au gouvernement culminaient à 316,936 millions de dollars.

Laventilation de ces 272,542 millions de dollars met en lumière la structure desobligations contractuelles et fiscales de l’opérateur. Les redevancesd’exploitation se taillent la part du lion. Les Royalties s’élèvent à 119,860millions de dollars, soit 43,98 % de l’enveloppe globale. L’Impôt sur le revenu,les contributions directes sur les bénéfices atteignent 21,108 millions dedollars, représentant 7,74 % des versements. Glencore a alloué une enveloppesignificative de 130,952 millions de dollars à la modernisation desinfrastructures publiques, soit 48,05 % du budget total. Le solde résiduel de622 dollars est affecté aux divers frais de gestion réglementaires.

Neuf institutions bénéficiaires

Pourgarantir la traçabilité de ces flux financiers, ces fonds ont été ventilésauprès de neuf institutions clés du pays. Parmi les principaux bénéficiairesfigurent la Direction générale des impôts (DGI) et la Direction générale desrecettes administratives, judiciaires, domaniales et de participation (DGRAD).

Conformémentaux exigences de développement durable, ces redevances soutiennent égalementdes structures à fort impact social et stratégique, à l’instar du Fonds minierpour les générations futures (FOMIN), du Fonds national de réparation pour lesvictimes de violences sexuelles et autres crimes graves (FONAREV), ainsi que laSociété nationale d’électricité (SNEL) pour le volet énergétique.