GIMAC : Le Congolais Guy Noël Londongo aux commandes de la monétique régionale
- Le corporate
- 15 mai 2026
- Editorial
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Suite au départ de Valentin Alphonse Mbozo’o, dont le mandat a pris fin le 4 avril 2026 après quatorze ans à la tête du GIMAC, le Comité de Direction a désigné Guy Noël Londongo, Directeur Général Adjoint, pour assurer l’intérim.
Discret mais expérimenté, Guy Noël Londongo avait été nommé le 27 août 2024 par le gouverneur de la BEAC au poste de Directeur Général Adjoint du GIMAC, avant de prendre officiellement ses fonctions le 20 septembre de la même année. Ce Congolais au profil technique solide a forgé son parcours à la BEAC, au ministère des Finances et du Budget du Congo, ainsi qu’à BSCA Bank, avant de rejoindre le GIMAC. Il y occupait auparavant le poste de Directeur des systèmes d’information au ministère des Finances à Brazzaville, où il s’est distingué dans la modernisation des outils numériques de l’administration financière congolaise. Il est titulaire d’un Mastère en Réseaux et Services Télécoms de l’Institut National des Télécommunications.
Il prend la tête de l’institution à un moment crucial, marqué par une forte croissance des transactions électroniques grâce à la plateforme GIMACPAY. Cette infrastructure, déployée sous l’ère Mbozo’o, connecte aujourd’hui des dizaines de millions de portefeuilles électroniques à travers les six pays de la CEMAC. Londongo hérite ainsi d’un outil performant, mais aussi d’une responsabilité considérable : maintenir la dynamique d’intégration financière régionale dans un contexte de transformation numérique accélérée.
L’intérim sera maintenu dans l’attente de la désignation d’un nouveau Directeur Général par les instances compétentes. La BEAC, actionnaire majoritaire du GIMAC, sera chargée de piloter ce processus de recrutement. D’ici là, Guy Noël Londongo devra tenir le cap d’une institution dont les missions (interopérabilité des paiements, inclusion financière et modernisation bancaire) sont au cœur des priorités économiques de la zone CEMAC. Un baptême du feu pour celui qui, en moins d’un an et demi comme numéro deux, se retrouve propulsé à la tête de l’une des infrastructures financières les plus stratégiques d’Afrique centrale.


